Mafia… Ses fusillades, sa course de voitures, ses règlements de comptes, ses trahisons et sa bande-son… Ah, cette bande-son ! Bientôt 20 ans que le chef d’œuvre d’Illusion Softworks est sorti sur PC et c’est visiblement le temps qu’il fallait pour inciter 2K Games à en réaliser un remaster en le portant sur le moteur graphique utilisé pour le troisième opus. L’occasion pour les « petits jeunes » de découvrir ce monument du jeu d’action-aventure du début des années 2000 ?

27 août 2002, les Tchèques d’Illusion Softworks prenaient tout le monde de court en distribuant l’excellentissime Mafia: The City of Lost Heaven. Il aura fallu huit longues années avant qu’une suite – sobrement baptisée Mafia II – ne voit le jour, mais seulement quatre de plus pour voir débouler un troisième opus, Mafia III. Ce dernier n’était hélas pas aussi convaincant et, il faut bien le reconnaître, nous craignions que ce Mafia: Definitive Edition s’en inspire un peu trop. Heureusement, il n’en est rien. Hangar 13 a été très respectueux du matériau d’origine et pour ainsi dire toutes les modifications vont réellement dans le bon sens. Une franche réussite.

Mafia: The City of Lost Heaven et cette « Definitive Edition » partagent donc le même scénario. Les choses débutent en 1938 alors que l’inspecteur Norman entre dans un diner de Lost Heaven. Il y a rendez-vous avec Tommy Angelo, un mafieux notoire qui semble avoir des révélations à lui faire. L’échange entre les deux hommes sert de fil conducteur, d’intermèdes entre les moments clés de l’histoire de Tommy dans la « famille » du Don Salieri. C’est ainsi qu’après quelques mots, le scénario débute réellement avec un « premier chapitre » qui annonce la couleur : « Une offre que l’on ne peut pas refuser ».

Comme des millions d’autres travailleurs, Tommy Angelo est frappé par la crise de 1929. Pour survivre, il dégotte un boulot de taxi dans les rues de Lost Heaven et, parce que c’est mieux payé, opte pour un service de nuit. C’est alors qu’il est en pause entre deux courses qu’il croise le chemin de Paulie et Sam, deux des principaux hommes de main du « Don », Ennio Salieri. Les affranchis ont besoin d’un chauffeur alors qu’ils se font tirer dessus et « réquisitionnent » l’infortuné Tommy. Habile chauffeur, il parvient à semer les opportuns et ramène ses « passagers » à bon port.

Bien involontaire, ce « coup de main » de Tommy Angelo à Paulie et Sam scelle en quelque sorte son destin. D’abord parce que les types qu’il est parvenu à semer étaient des gars de Marco Morello, l’autre « Don » de la ville. Ensuite parce que ces mêmes types ont maintenant une dent contre Tommy qui va se faire méchamment tabasser avant de trouver refuge… auprès de Paulie et Sam qui ne manquent évidemment pas l’occasion de « retourner la faveur ». Tommy Angelo est maintenant un membre de la « famille », un homme de main de Don Salieri.

Ces premiers pas de notre alter-ego sont racontés au travers de deux missions « d’introduction ». Elles font office de didacticiel et on y apprend à se déplacer, à conduire et à manier quelques armes. Très vite, les choses prennent de l’ampleur et c’est aux premières loges que l’on suit l’ascension de la « famille » Salieri, ses rivalités avec le clan Morello et leurs trafics respectifs à l’époque de l’Amérique de la prohibition. Le canevas est identique à celui du Mafia de 2002 et qu’il s’agisse de l’ordre des missions, de leur déroulement ou des dialogues, c’est une copie presque parfaite, un bonheur de chaque instant.

« Presque » d’abord car les développeurs de Hangar 13 ont, comme prévu, procédé à un ravalement de façade. L’idée était de reprendre le squelette du jeu de 2002 pour le transposer sur le moteur graphique du troisième opus. Il a bien sûr été nécessaire de refaire d’innombrables assets, de redessiner de nombreux modèles et de complètement revoir les animations. Le résultat est à la hauteur des espoirs que les amateurs du jeu originel – dont nous sommes – plaçaient dans ce remaster : non content d’être très beau, il fait honneur au travail d’Illusion Softworks et conserve le cachet du premier opus.

À ce titre, le rendu des visages est assez remarquable et les animations faciales, les expressions sont très réussies. Il y a encore quelques loupés au niveau des gestions de collisions ou des personnages / des véhicules qui peuvent donner l’impression de glisser sur le sol, mais dans l’ensemble, c’est de l’excellent travail. Il est d’ailleurs bon de noter que plusieurs changements ont été réalisés afin que Mafia Definitive Edition soit plus jouable, plus « fonctionnel » que l’opus de 2002. Ainsi, bien que le plan de Lost Heaven soit rigoureusement identique, certaines des principales artères ont été élargies pour plus de cohérence architecturale et un gameplay plus efficace.

Nous touchons ici à l’un des principales améliorations de cette refonte. En effet, malgré toutes ses qualités scénaristiques, Mafia: The City of Lost Heaven souffrait de sérieux problèmes de gameplay. En lisant ces mots, les plus vieux se rappelleront cette fameuse mission de la course automobile où ces fusillades pas toujours très précises. Il n’est plus question de pareils défauts sur cette Definitive Edition qui se montre bien plus moderne à ce niveau. La conduite – sur circuit donc, mais aussi en dehors – n’est pas digne d’une simulation automobile, mais reste convaincante, amusante surtout.

Il en va de même pour les nombreuses fusillades et il n’est plus question de compter sur un coup de chance ou sur un ennemi qui se bloque pour l’emporter. Il n’est plus non plus nécessaire d’utiliser des astuces comme de tirer sur les roues d’un véhicule qui, plus tard dans la mission, servira à notre adversaire pour s’enfuir… Les initiés comprendront la référence ! Non, de manière générale, la refonte signée Hangar 13 est une franche réussite. Le jeu est plus agréable à jouer, plus contrôlable, et ce, malgré encore quelques soucis sur notre préversion.

Par exemple, les contrôles clavier – heureusement modifiables – étaient bizarrement choisis. On peut aussi reprocher au jeu un manque de souplesse sur certains checkpoints. En effet, afin de moderniser la progression au sein d’une mission sans toutefois autoriser des sauvegardes à n’importe quel moment, ces checkpoints sont plus nombreux que sur le jeu originel. Problème, ils ne sont pas tous parfaitement disposés et sur deux ou trois cas, la recharge se fait à un moment pour le moins tendu : il vaut mieux réagir au quart de tour pour ne pas recharger… en boucle !

Pour le reste, il faut avouer que l’on n’est pas loin du chef d’œuvre. Il s’agit bien sûr d’une question de goûts, mais il nous faut d’abord saluer l’écriture. Là, ce n’est évidemment pas Hangar 13 que l’on félicite, mais les développeurs originaux d’Illusion Softworks. Rares sont les jeux vidéo dont on se dit que le scénario pourrait tout à fait convenir à un film ou un bouquin. C’est bien le cas ici. Quoiqu’un peu stéréotypés, tous les personnages principaux sont intéressants et leur psychologie se développe au fil de l’histoire. Les situations également sont plutôt bien vues, même si les « classiques » du film de mafieux sont évidemment au rendez-vous.

On a ainsi droit à de multiples fusillades, au guet-apens dans le restaurant, au règlement de compte, aux poursuites en voiture et au braquage. On a aussi droit à quelques séquences plus inhabituelles – au moins dans un jeu vidéo – à ces moments de doutes, ces séquences plus inconfortables pour des personnages tour à tour mélancoliques, vindicatifs ou tourmentés. C’est à ce niveau que l’écriture est la plus réussie car à aucun moment, Mafia Definitive Edition ne sombre dans le lourdaud ou le grotesque. Il y a toutefois un élément qui dérange, un élément que l’on ne comprend pas bien alors que Hangar 13 a voulu réécrire certains – rares – passages.

Ainsi, la fin de « Crème de la Crème » est réécrite avec un crash aérien qui ne clôture plus tout à fait la mission : on ne comprend alors pas bien l’intérêt de cet épilogue un peu grotesque d’un avion qui parvient à voler sur plusieurs kilomètres avec ses deux moteurs en flammes depuis le décollage. Plus gênant, Hangar 13 a réécrit la toute fin du jeu. Nous ne vous en dirons évidemment pas plus, mais il nous semble que le texte de conclusion narré par Tommy Angelo dans la mouture 2002 était plus juste, plus dans le ton du jeu que celui de la version 2020. C’est un détail, mais il a son importance quand on est un fan.

Pour le reste, nous ne sommes pas loin du sans-faute et il convient donc de saluer cet excellent remaster qui ne dénature pas le jeu originel, qui en conserve les principales qualités et revient sur ses lacunes, ses défauts. Attention, il est tout de même un défaut qui n’a pas été corrigé par Hangar 13. Un défaut qui ne pouvait de toute façon pas vraiment l’être à moins de refaire l’intégralité du jeu : Mafia: The City of Lost Heaven peut donner l’impression d’être un jeu en monde ouvert et il est vrai que l’on peut toujours arpenter la ville à sa guise. Dans les faits, cette ville ouverte est un « leurre ».

Disons plutôt que Lost Heaven n’a pas grand-chose à offrir en dehors de kilomètres d’asphalte à « boulotter » et le mode Circulation libre – ajouté pour l’occasion – n’a guère d’intérêt. Il ne faut pas jouer à Mafia Definitive Edition comme on pratique un Red Dead Redemption 2. Ici, la ville n’est que le joli cadre d’une histoire aussi poignante qu’elle est linéaire : en dehors de quelques voitures à récupérer pour Lucas Bertone, le garagiste, il n’y a de toute façon aucune mission secondaire, aucune activité pour meubler nos déambulations et découvrir cette ville qui emprunte à peu près autant à New York qu’à Chicago.

Des déambulations que l’on pratiquera en début de mission en s’écartant un chouia du chemin tracé par les développeurs. On en profite alors pour découvrir la magnifique cité, jouer avec sa nouvelle voiture ou en voler une autre, imprudemment garée sur le bas-côté. Enfin, car on ne peut achever un article sur Mafia sans évoquer la bande-son, ces déambulations sont aussi l’occasion de profiter des exceptionnelles compositions signées Duke Ellington ou Django Reinhardt – par exemple – et qui renforcent considérablement l’ambiance, le charme du jeu. On est surpris de voir que des musiques du jeu de 2002 sont passées à la trappe, troquer pour d’autres… heureusement tout aussi réussies.

Malgré quelques défauts techniques et un gameplay parfois perfectible, Mafia: The City of Lost Heaven occupe une place de choix dans le panthéon du jeu vidéo de votre humble serviteur. Ouf, Mafia Definitive Edition ne le fait pas tomber de son piédestal. Non seulement ce remaster fait honneur au matériau originel, mais il en profite pour apporter de réelles améliorations. La conduite – cible de toutes les critiques en 2002 – est bien plus réussie et les bugs sont bien plus rares. Les expressions faciales des personnages donnent encore plus de force aux très bons dialogues et les doublages (en français comme en anglais) sont de qualité, même si nous avons une préférence pour la version originale. Enfin et c’était sans doute la chose la plus délicate, Mafia Definitive Edition parvient à complètement redessiner les lieux, les personnages sans jamais trahir l’ambiance du jeu de base. Malgré cette étonnante réécriture de l’épilogue, Hangar 13 signe un remaster comme on aimerait en voir plus souvent. Merci.

Sans jamais trahir le jeu de 2002, Hangar 13 parvient à lui offrir une cure de jouvence on ne peut plus réussie. Blindé de références à tous les films de gangsters, Mafia Definitive Edition nous permet de (re)découvrir les aventures de Tommy Angelo. L’excellence du scénario est magnifiée par une réalisation de toute beauté et l’ambiance est simplement exceptionnelle. En revanche, il ne faut pas s’y lancer en espérant un monde ouvert à la Red Dead Redemption. La ville de Lost Heaven n’est qu’un prétexte à un scénario aussi inspiré qu’il est linéaire.

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Source: https://www.clubic.com/mag/jeux-video/actualite-14089-test-mafia-definitive-edition-un-remaster-aux-petits-oignons.html

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World news – FR – Test Mafia Definitive Edition : un remaster aux petits oignons

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