Haaa, l’art du drift… Une expérience grisante, que Votre Humble Narrateur pratique avec assiduité (et maestria) dès lors qu’il sort de chez lui pour se rendre au Carrefour Market du coin, ou pour aller se chercher un grec mayo sans tomates (supplément fromage). Mais aussi, un style de conduite très pratiqué par des pilotes de talent dans nos fictions favorites, comme au cinéma (Tokyo Drift, par exemple, un des volets de la série Fast & Furious) ou encore en manga/anime (on pensera immédiatement à Initial D, dont notre jeu Inertial Drift tire bien évidemment son nom, comme un hommage très appuyé).

Loin des simulations actuelles qui se veulent toujours plus réalistes, toujours plus poussées dans leur rendu technique, et toujours plus gavantes à force de vouloir reproduire à l’identique une expérience réelle pour le coup loin d’être ludique (avis personnel du rédacteur), Inertial Drift emprunte la voie de l’arcade pure et dure, à l’ancienne, celle de Burnout, celle d’Horizon Chase, celle de Cruis’n World… Est-ce un bien ou un mal ? Allons voir tout cela sur le bitume. Drivers… Start your engines…

Dès la console allumée, on identifie aussitôt la référence à l’anime évoqué en introduction, avec une cinématique nous accueillant sous la forme d’un court dessin animé qui aurait pu être diffusé dans les années 90, dans lequel on comprend qu’il est question de folles courses débridées et nocturnes sur des routes souvent sinueuses, avec le “tout à la glisse” comme maître-mot, cela va sans dire.

Après cet accueil plutôt aguicheur, on a directement droit à la première bonne surprise offerte par Intertial Drift : le nombre de choses proposées à l’écran titre. Signe, certes préconçu, que le développeur ne s’est pas moqué de son client, et promesse de longues heures de fun seul ou entre amis – à condition que le gameplay ne mette pas des bâtons dans les roues (haha) de ce menu somme toute alléchant, et c’est bien sûr un sujet sur lequel on reviendra très vite dans cet article.

Donc au programme, un mode Tuto, à côté duquel il vous faudra ne pas passer, car le maniement de votre engin requiert un certain temps de pratique et d’essais avant de vous lancer à l’assaut des divers challenges et adversaires proposés par le jeu. Vient également un mode Histoire sympa, qui vous offrira lui aussi la possibilité de vous améliorer progressivement via une courbe ascendante de difficulté dans les défis qui vous seront proposés, et ce, au volant d’un des véhicules de votre choix (et du pilote qui va avec, indissociable de son bolide).

On ne va pas vous narrer dans le détail le scénario de ce mode, qui s’avère par ailleurs très bas du front, mais empli de bonnes vibes et non d’agressivité. Chacun des pilotes, émérite comme débutant, aura besoin des autres pour progresser, découvrir à travers divers lieux de courses de nouvelles façons de drifter, ce afin de se tenir prêt pour un mythique Grand Prix à venir, Graal de tout rider chevronné en quête de reconnaissance.

Tout ceci vous est exposé via quelques écrans de dialogue (voir ci-dessus) que vous pourrez sauter si vous les avez déjà vus ou si vous ne les trouvez pas intéressants. Le choix de la langue est disponible, mais comme la version française présente quelques coquilles malvenues, nous avons pour notre part opté pour l’anglais.

Mais baste de ce mode Histoire, très sympathique au demeurant. Inertial Drift propose également des Défis assez ardus (permettant de débloquer de nouvelles caisses) et un mode Arcade lui aussi plutôt tendu et bourré d’events hard-core, donc ne vous y frottez pas en dilettante, il va vous falloir du skill pour en venir à bout. Dans chacun de ces modes, plusieurs sortes d’objectifs vous seront imposés, à vous de vous familiariser au mieux avec chacun d’entre eux, car la manière de conduire n’est pas forcément la même de l’un à l’autre (time attack, course contre le ghost d’un autre rider, duel, course aux points de style, etc.).

Et si vous n’êtes pas associable, sachez qu’un mode multi local est dispo à deux joueurs pour affronter votre facteur ou l’amant de votre femme sans bouger du salon, accompagné d’un mode multi mondial dans lequel ça va batailler sec pour se forger un nom et une place en haut de l’échelle du drift. Un jeu bien complet, donc, pour résumer tout ceci. Pouce bleu sur lui.

Maintenant que le background et le contenu prolifique de Inertial Drift vous sont connus, il est temps d’aborder deux autres sujets d’une importance cruciale dans un jeu de ce genre : sa réalisation, et son gameplay. Honneur aux dames, commençons par le premier de ces deux aspects à connaître avant de mettre le pied dans la pédale et de faire hurler les pneus.

Graphiquement, le jeu s’éloigne bien entendu du caractère léché de ses homologues nettement moins barrés et recherchant une exactitude visuelle qu’ils souhaitent digne des capacités des supports qui les accueillent. On a alors droit à une sorte de dessin animé typé cel-shading parfaitement adapté à son propos, qui risque de vous en mettre plein les mirettes, même si vous n’aurez guère l’occasion de vous poser pour admirer le paysage.

Plages au couchant, routes enneigées, villes électriques, montagnes solitaires et sombres… Tous ces décors qui vous sont proposés constitueront le théâtre de vos exploits de pilote, et comme les scènes, on le disait, se déroulent généralement de nuit, vous pourrez profiter de superbes effets visuels très néon et 90s, tout de rouge, de bleuté, de rosé vêtus, avec des couleurs flashy qui viendront illuminer de mille feux vos parcours, des crépuscules saisissants, le traçage de vos phares, les balises sur votre terrain… Bref, un appel à la virée nocturne impossible à ignorer.

Cela va sans dire, la musique du jeu vous accompagnera dans toutes vos virées, sous la forme d’électro efficace et rythmée, mais qui ne vaudra bien évidemment jamais les OST eurobeat de l’anime Initial D, en termes de puissance sonore et d’invitation à la vitesse (n’écoutez pas ça au volant). D’ailleurs, on vous en parle depuis le début de cet article, mais voici ce que ça donne, visuellement et en audio, Initial D, pour que vous vous fassiez une idée.

Mais venons-en au point le plus important de notre analyse : la maniabilité. De fait, un jeu axé sur le drift peut être le plus joli du monde, si le gameplay ne suit pas, c’est un fail direct. Or, on n’a pas cessé d’encenser ce Inertial Drift depuis le début de cet article, reste à savoir s’il passera l’épreuve finale qui validera ou non son statut d’excellence, appelons-le le “permis D” (et on ne parle pas de transport de huit personnes, mais de drift).

Tout jeu d’arcade qu’il est (pas de sortie de piste pour un chardon placé sur le côté de la route, hein, V-Rally ?, pas de tôle froissée au moindre impact, pas de crash éliminatoire, pas de passages au garage pour gérer soi-même le moindre piston et acheter les pièces pour créer la bagnole parfaite…), le titre n’en demande pas moins un certain temps d’adaptation pour être pris en main de manière à en profiter pleinement.

Le gameplay de Inertial Drift est basé essentiellement sur quatre boutons : l’un (stick gauche) oriente très vaguement la trajectoire de la voiture, le second (stick droit) la place en position de drift, le troisième accélère (R2) et le dernier freine (L2).

On pourrait résumer cela grassement de la sorte, une sorte de twin-stick-driver un peu, mais la simplicité de ce postulat sur le papier cache un maniement nettement plus complexe qu’il vous faudra maîtriser à force d’échecs.

Le tout, dans cette configuration, va être de savoir gérer ces quatre touches avec doigté et de savoir quand accélérer, quand lâcher la touche de drift ou quand appuyer plus fort, quand faire usage du frein pour briser la régularité de votre courbe afin d’éviter un écueil rapidement. Tout ceci vous semble certainement très abscons à lire, mais seule la pratique vous permettra de comprendre les mécaniques de ce jeu.

Et alors, plus vous progresserez et plus vous vous trouverez dans un état extatique en admirant vos temps sans cesse meilleurs, vos drifts impeccables qui passent à quelques centimètres du mur ou du ravin, votre gestion infaillible des quatre commandes… mais avant cela, vous allez en manger, de la terre, du béton, de la neige…

Et vous aurez envie d’y revenir, encore et encore, pour toujours faire mieux. Rarement un jeu de caisses n’aura été aussi encourageant dans la volonté et la rage de dépasser ses limites et ses erreurs qu’il vous apportera.

Inertial Drift est une réussite. S’il ne bénéficie pas, en tant que jeu indé, des moyens alloués aux AAA, il met absolument tout en œuvre pour satisfaire le joueur en quête de sensations fortes au volant. Fluide, doté de couleurs pastel fort à propos façon néon 90s, et surtout, bénéficiant d’un système de pilotage léché, à la fois simple sur le papier et nécessitant du travail pour le maîtriser, le jeu a tout pour lui.

De plus, il propose un tas de contenus pour jubiler pendant des heures, seul ou à deux, canapé ou online. Les quelques défauts mineurs qu’on pourrait vouloir évoquer pour pinailler, comme le son permanent du crissement des pneus inhérent au genre, ou les musiques un peu basiques, ainsi qu’une traduction imparfaite si vous optez pour le français dans le texte, ne suffiront pas à plomber ce titre sur lequel vous reviendrez encore et encore tant la progression du joueur est gratifiante.

Tombé dans la marmite JV avec la NES, je n’ai plus arrêté depuis. Mes domaines de prédilection ? Les jeux sur mobile et le rétro. Mes styles favoris ? Beat’em all, FPS, RPG. Bisous à tous 😉

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Source: https://new-game-plus.fr/test-inertial-drift/

Drifting, arcade game machine, PlayStation 4

World news – FR – Test Inertial Drift – Les freins, c’est pour les faibles (mais ça aide, parfois)

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