Test de l’Asus Zenfone 7 Pro, le smartphone haut de gamme qui ne ressemble à aucun autre

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Avant d’écrire ce test, nous avons souhaité relire ce que nous disions du premier Galaxy Fold. C’était il y a un peu moins d’un an et nous avions qualifié le premier smartphone pliant de Samsung de « tablette d’exception » qui, une fois repliée en mode smartphone, « se contentait du minimum ». Nous lui reprochions notamment d’avoir un écran de couverture trop petit, une encoche trop imposante en mode tablette et de laisser trop de jeu au niveau de la charnière, ce qui n’inspirait pas vraiment confiance. Son prix élevé était également considéré comme un défaut même si, plus globalement, nous nous disions impressionnés par les efforts de Samsung. Le Galaxy Fold nous avait clairement laissé un incroyable souvenir.

Commercialisé 2020 euros, le nouveau Galaxy Z Fold 2 coûte autant que son prédécesseur. Cependant, tous les défauts cités plus haut ont été éliminés par Samsung qui, vous allez le voir, a vraiment fait le maximum pour faire de son nouveau smartphone pliant un chef d’œuvre technologique. Pendant deux semaines, nous avons rangé notre smartphone et notre tablette habituels dans un tiroir, le temps de laisser sa chance au Galaxy Z Fold 2. Le concept de Samsung est-il enfin prêt à prendre son envol ?

Dans le monde des nouvelles technologies, on dit souvent que les secondes générations sont les meilleures. Samsung nous le prouve particulièrement avec son Z Fold 2 qui, sans exagération, pourrait très bien être une troisième ou quatrième génération. La différence de qualité entre le Fold et son successeur est telle que le premier semble avoir été lancé il y a plusieurs  années. Le Z Fold 2 est désormais plus fin et plus grand. Il revêt des courbes plus modernes et, surtout, semble incroyablement plus solide. Il faut le plier et le déplier pour s’en rendre compte : la sensation de fragilité du premier modèle a complètement disparu. Une fois le terminal fermé, les deux parties de l’écran ne bougent d’ailleurs plus d’un millimètre. On a une confiance aveugle en ce Z Fold 2.

Léger bémol cependant, cette solidité accrue prive les utilisateurs du Z Fold 2 d’une des fonctionnalités les plus pratiques de son prédécesseur : la possibilité de déplier le mobile d’une seule main. À moins d’avoir un pouce très musclé, il est impossible d’ouvrir le nouveau smartphone pliant de Samsung sans utiliser ses deux mains. C’est assez regrettable (notamment pour des raisons d’accessibilité), même si, finalement, cela reste assez cohérent avec la vision hybride de Samsung. On utilise le Z Fold 2 en mode smartphone à une main, on le manipule en mode tablette à deux mains. Un choix fort qui montre que le Coréen sait où il va.

Si comme nous, vous passez énormément de temps sur votre mobile, vous devriez adorer ce changement. Naviguer sur les réseaux sociaux, répondre à des messages, lire la presse, regarder des vidéos ou jouer sur le Galaxy Z Fold 2 est un pur bonheur, particulièrement depuis son canapé. Acheter une tablette devient clairement inutile. On croirait manipuler un iPad mini sans bordures d’écran, Samsung ayant particulièrement minimisé la taille de ces dernières. Le poinçon, où se dissimule la caméra frontale de 10 Mpix du smartphone-tablette, est sensiblement plus discret que l’imposante encoche du premier Fold. Le progrès en seulement un an est vraiment phénoménal et c’est sans mentionner l’arrivée d’un taux de rafraîchissement de 120 Hz qui améliore vraiment la fluidité de navigation. Que l’on aime ce Galaxy Z Fold 2 !

Sans atteindre le niveau d’excellence d’un Galaxy S20 haut de gamme, l’écran déplié du Z Fold 2 est très performant selon les mesures de notre laboratoire. En poussant le curseur de la luminosité au maximum, on atteint les 573 cd/m². Cette performance peut être encore améliorée en plaçant l’appareil sous une forte lumière (histoire d’imiter les rayons du soleil), ce qui débloque un « mode boost » permettant à l’écran d’atteindre les 710 cd/m². Ce n’est pas un record mais c’est assez pour une utilisation en extérieur même si, revêtement en plastique oblige, le Z Fold 2 reflète beaucoup la lumière en mode tablette (on en profite pour vous rassurer :  la pliure de l’écran est quasi invisible quand on regarde ce dernier bien en face).

Enfin, pour ce qui concerne la fidélité des couleurs, elle est satisfaisante sans être exceptionnelle. Les mesures de notre laboratoire le confirment avec un Delta E par défaut de 6,31 (c’est pour le coup très moyen). On peut toutefois opter pour mode naturel qui offre un Delta E de 3,19 (cette fois-ci c’est nettement plus correct). Nous vous recommandons donc ce mode d’affichage si, par hasard, vous décideriez de faire l’acquisition d’un Samsung Galaxy Z Fold 2.

Toute la magie du Galaxy Z Fold 2 repose sur sa capacité à se plier en deux pour tenir en poche.

Une fois qu’il est plié, l’appareil hybride de Samsung peut se comporter comme un véritable smartphone. Un écran bord à bord de 6,2 pouces couvre presque entièrement la façade et l’appareil peut assez facilement être utilisé à une main même si, format 25:9 oblige, l’écran du Z Fold 2 est très long. Le haut de l’écran n’est donc pas toujours très accessible. Heureusement, la surcouche logicielle One UI de Samsung est très bien optimisée et rend la plupart des éléments de l’interface facilement atteignables. Il existe toujours quelques exceptions, comme Facebook ou Instagram, qui ont logé certains éléments de leur environnement logiciel trop haut.

Grâce à ce nouvel écran plus grand, le Z Fold 2 est clairement plus confortable à utiliser que son prédécesseur. Tout n’est cependant pas parfait, surtout lorsque l’on doit saisir de longs messages au clavier et que l’étroitesse de l’écran rend leur composition compliquée. Les 282 grammes du terminal n’améliorent d’ailleurs pas cet aspect. On préfère souvent déplier son Z Fold 2 pour mieux répartir le poids, et oeuvrer en mode tablette. Bref, Samsung fait mieux, mais n’a pas encore trouvé la recette miracle. Un régime ferait du bien au futur Galaxy Z Fold 3. 

En ce qui concerne la qualité de l’écran « version smartphone » du Z Fold 2, elle est semblable à celle du grand écran « version tablette ». Nous avons pu atteindre les 555 cd/m² et même 659 cd/m² en mode boost. C’est, là aussi, largement suffisant, d’autant plus que cet écran est recouvert de verre Gorilla Glass et reflète moins la lumière en extérieur que celui de 7,6 pouces. Comme l’an passé, le Gorilla Glass joue aussi un rôle de bouclier face aux chutes. Quand l’appareil est fermé dans votre poche ou dans votre sac, il ne risque pas de se casser.

Comme son petit frère, le Galaxy Z Flip, ce nouveau Samsung Galaxy Z Fold 2 dispose d’un écran pliant à base de « verre ultrafin ». La dalle OLED de l’appareil est recouvert d’une très légère couche de verre, elle-même recouverte d’une couche de plastique. Lorsque vous la touchez, cela procure une sensation assez étrange. On sent que le matériau est différent de celui d’un smartphone classique (le doigt glisse moins facilement) mais qu’en même temps, la résistance du verre est bien présente. On ne craint pas de rayer cet écran avec un ongle.

Ce nouveau matériau s’accompagne d’une nouveauté assez incroyable : la charnière qui permet à l’écran de se plier est désormais similaire à celle d’un ordinateur portable. Cela signifie que là où le premier Fold se limitait à deux positions (smartphone ou tablette), le Z Fold 2 dispose d’une infinité de possibilités. On peut par exemple l’ouvrir à 90 degrés, le poser sur une table et regarder une vidéo sans avoir à le tenir. Certaines applications sont d’ailleurs compatibles avec ce que le Coréen appelle le « Flex Mode », un mode qui adapte automatiquement l’interface en fonction de l’angle adopté par le terminal. Dans YouTube par exemple, la vidéo s’affiche en haut de l’écran, la description et les commentaires en bas. Vous n’avez plus qu’à en profiter.

D’autres applications sont compatibles avec le Flex Mode. Dans Caméra, la prévisualisation de votre photo s’affiche par exemple sur la partie supérieure de l’écran alors que les réglages sont en bas. Avec Google Duo, les appels vidéo fonctionnent comme sur un ordinateur portable. Dommage qu’aucun autre logiciel de messagerie ne soit pour l’instant compatible.

Lorsqu’un application n’est pas compatible avec le format tablette du Z Fold 2, on a aussi la possibilité d’utiliser l’écran « version smartphone » pour, par exemple, lancer une série Netflix, puis plier l’appareil à 90 degrés pour pouvoir le poser et ne plus avoir à le tenir. Toutes ces possibilités sont assez jouissives. Le Galaxy Z Fold 2 est tellement plus qu’un smartphone-tablette, c’est un appareil d’un genre nouveau.

Toujours dans la catégorie des nouveaux usages, on découvre le mode tente qui, selon nous, ne mérite pas vraiment d’explications supplémentaires. Toujours pour profiter de l’écran de couverture, on peut poser son appareil sur une table et regarder/jouer sans avoir à le tenir. C’est assez amusant.

Samsung déteste les compromis. Là où des constructeurs comme Motorola ont décidé de sacrifier les performances et les composants pour concevoir des appareils pliants, la marque coréenne a décidé d’équiper son Galaxy Z Fold 2 de toutes ses caractéristiques dernier cri sans la moindre exception. Ainsi, c’est le tout nouveau processeur Snapdragon 865+ qui équipe cet appareil hybride. Accompagné de 12 Go de RAM, ce dernier permet au Z Fold 2 d’être le smartphone Android le plus puissant du marché. Cette puce offre aussi à l’appareil une compatibilité Wi-Fi 6 et 5G, histoire de ne pas rapidement tomber dans l’obsolescence.

Pour déverrouiller le smartphone, en plus d’une reconnaissance faciale 2D qui fonctionne en mode smartphone ou en mode tablette, Samsung propose un capteur d’empreintes digitales sur le côté droit de l’appareil. Contrairement à celui du premier Fold qui se situait juste en dessous du bouton de déverrouillage, ce capteur biométrique est directement intégré au bouton d’alimentation. On le touche donc dès que l’on attrape l’appareil, ce qui est très pratique.

Les autres caractéristiques du Z Fold 2 sont tout aussi premium. Ses haut-parleurs stéréo sont extrêmement puissants (gare cependant à ne pas tenir l’appareil du mauvais côté au risque de les boucher avec les paumes de ses mains), le smartphone bénéficie d’une charge filaire rapide 25W et, cerise sur le gâteau, le Z Fold 2 supporte la recharge sans-fil. Cet appareil pliant est un véritable smartphone haut de gamme. Seul reproche, Samsung se limite à 256 Go de stockage non extensible contre 512 Go avec le premier Fold. Cela ne serait pas dérangeant si l’appareil coûtait moins cher que son prédécesseur. Malheureusement, les prix sont identiques.  

Côté photo aussi, Samsung ne se moque pas de ses clients. Le Galaxy Z Fold 2 arbore un module caméra très polyvalent à base de trois capteurs de 12 Mpix. Le premier est associé à l’appareil photo principal (et tire clairement son épingle du jeu), un autre est dédié à l’ultra grand-angle tandis que le dernier permet de prendre des photos en bénéficiant d’un zoom optique x2. On apprécie les choix simples de Samsung qui ne se complique pas la vie avec de faux téléobjectifs reliés à des capteurs de 64 Mpix comme avec les S20 et fait le pari de l’efficacité.

Résultat, Samsung fait du Samsung. Les photos du Z Fold 2 ne sont pas aussi magiques que celles d’un Pixel ou d’un Huawei dernier cri, mais il est difficile de leur reprocher quoi que ce soit. De jour comme de nuit, l’appareil photo principal excelle. L’ultra grand-angle et le téléobjectif x2 font logiquement moins bien en basses lumières mais ce n’est pas leur utilisation principale. Dans tous les cas, le Z Fold 2 est un bon smartphone photo, d’autant plus que son écran géant permet de cadrer avec plus de stabilité et, surtout, une meilleure idée du résultat final. C’est très cool !

Autre avantage du Z Fold 2, la personne que vous prenez en photo peut se voir en temps réel grâce à l’écran de couverture. Plus besoin de recommencer un shoot photo à cause d’une mèche rebelle.

Deux batteries équipent le Galaxy Z Fold 2. Au total, elles permettent au smartphone de bénéficier d’une capacité de 4500 mAh, ce qui est (un peu) plus qu’avec le premier Galaxy Fold (4300 mAh).

Pour être transparent avec vous, le laboratoire de 01net.com s’est posé de nombreuses questions sur la manière dont il devait tester l’autonomie du Z Fold 2. Nos tests habituels ne correspondent pas du tout à l’utilisation hybride qu’on peu faire de l’appareil, puisque l’on alterne en permanence entre deux écrans. Nous avons donc décidé de tester le Z Fold 2 deux fois, en mode smartphone puis en mode tablette. L’écart est considérable, la vérité se trouve entre les deux.

Ainsi, en mode smartphone, le Galaxy Z Fold 2 fait partie des mobiles haut de gamme les plus endurants du marché. Son autonomie polyvalente de 16h21 est exceptionnelle tandis qu’en streaming vidéo, les 14h23 de films que nous avons pu enchaîner font du Z Fold 2 un monstre d’endurance. Ses 25h33 de communication (le temps maximum que l’on peut passer au téléphone sur une seule charge) sont aussi très satisfaisants.

Vous vous dites sans doute que ces mesures ne reflètent pas la réalité et vous avez partiellement raison. À l’utilisation, l’autonomie du Galaxy Z Fold 2 ne nous a semblé ni exceptionnelle ni catastrophique. L’alternance entre les deux écrans nous permet de tenir une journée entière sans trop de difficultés même si, avouons-le, nous avons fini tous les jours dans le rouge (sous les 20% d’autonomie restante). Pour rendre l’expérience vraiment meilleure, Samsung doit trouver un moyen pour que son Z Fold 2 consomme moins en mode tablette. 

En ce qui concerne le temps de recharge de l’appareil, il est de 1 heure et 21 minutes selon nos mesures. Le chargeur 25W fourni dans la boîte est donc rapide, mais pas ultra-rapide. 

Enfin, concluons ce test sur une critique du logiciel utilisé par Samsung. Il y a du bon (le multitâche jusqu’à trois applications par exemple pour lequel la marque coréenne a été bien inspirée) et du moins bon. Dans ce dernier cas, c’est surtout Android qui pose problème, plus que le coréen.

Donnons un exemple simple, l’OS de Google est incapable d’adapter automatiquement ses applications aux différents formats d’un smartphone pliant. Si vous ouvrez Facebook en mode tablette, l’application prendra la forme d’une application tablette. Pliez le Z Fold 2 et affichez Facebook sur l’écran de couverture, vous avez dorénavant droit à… la version tablette compressée de Facebook. Les onglets sont alors inutilisables. Seule solution : fermer Facebook et le rouvrir en mode smartphone où, cette fois-ci, ce sera la version smartphone de l’application que vous utiliserez. On vous laisse deviner ce qui se passe alors si vous dépliez le Z Fold 2… Vous aurez cette fois-ci la version smartphone de l’appli affichée et étirée sur grand écran. L’expérience n’est pas parfaite et s’accompagne de bugs dans les animations. Il n’y a aucune cohérence lorsque l’on passe d’un écran à un autre, à moins que le développeur ait fait le travail nécessaire (les applications Samsung par exemple en bénéficient).

C’est bête, mais l’on ne peut s’empêcher de penser qu’un iPhone ou un Google Pixel pliant n’aurait pas ces problèmes. Samsung est victime de sa dépendance à Android, ce qui le contraint à utiliser un OS qu’il n’a pas lui-même créé. C’est dommage, la magie du Z Fold 2 s’évapore souvent à cause de ces bugs. Espérons que le futur Android 12 corrige vraiment ces problèmes. 

Encore une fois, Samsung nous impressionne. Tout droit sorti d’un film de science-fiction, le Galaxy Z Fold 2 est un appareil sans aucun équivalent sur le marché et convainc à presque tous les niveaux. Comment revenir en arrière après avoir goûté à ce Z Fold 2 et à son écran géant pliant ? Les progrès réalisés par Samsung en un an sont tels que quasiment tous les défauts de la première génération ont déjà disparu. Quelle démonstration de savoir-faire !

 
 
 
 
 

Source: https://www.01net.com/tests/test-du-samsung-galaxy-z-fold-2-le-mariage-reussi-d-un-smartphone-et-d-une-tablette-6522.html

Samsung Galaxy

World news – FR – Test du Samsung Galaxy Z Fold 2 : le mariage réussi d’un smartphone et d’une tablette

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Georges MOMO
Georges MOMO est Ingénieur informatique ( Diplôme obtenu à 3IL Limoges France) Il début sa carrière par un stage de fin d'étude d'ingénieur à Toulouse sur un projet de AIRBUS Toulouse Blagnac, il enchaîne ensuite à Nantes où il travaille sur le projet de la migration documentaire de la BPCE. Son ambition le conduit ensuite à Paris où il travaille sur deux projets de la banque de France (Validation des titres de bourse émis sur le marché européen et la génération centralisée des documents) qu'il quitte quelques années plus tard occupant le poste de responsable technique. Passionné de l'information, il est actif sur le web et sur le terrain depuis les années 2000.

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