C’est une question pour les joueurs, un défi pour les développeurs: pourquoi acheter le nouvel opus d’une série de sport lorsqu’on a joué à celui de l’an dernier ? En fait, ce n’est pas toujours facile de réinventer un jeu inspiré d’un sport qui, lui, demeure le même année après année. Pourtant, NHL 21 apporte quelques nouveautés intéressantes dans son giron, et ce, même si le coeur de la franchise doit impérativement changer dès l’an prochain.

Si vous espériez de grands bouleversements dans la façon de jouer à ce nouveau NHL, vous risquez d’être amèrement déçu. En fait, d’un point de vue jouabilité, NHL 21 n’est pas très différent de son prédécesseur, voire même de ses prédécesseurs. En y jouant, je n’ai remarqué que des améliorations plutôt mineures et non des modifications importantes.

Globalement, le système de passes a été peaufiné grâce aux bandes autour de la glace. Ainsi, il est beaucoup plus facile de faire des passes en percutant les bandes et vous verrez bien plus de passes être complétées ainsi. Il est également possible d’effectuer des feintes plus facilement que l’an dernier, donnant droit à des jeux spectaculaires plus rapidement. Bien que vous aurez besoin de pratique si vous êtes un nouveau venu, ce ne sera pas aussi long que dans NHL 20 afin que vous puissiez faufiler la rondelle derrière un adversaire pour la reprendre et potentiellement marquer un but.

Du reste, je dois vous avouer ne pas avoir remarqué de modifications assez importantes pour qu’elles aient un impact significatif en jeu. NHL 21 est encore très divertissant et fluide, mais le coeur du jeu demeure le même. En outre, l’intelligence artificielle demeure déficiente en ayant tendance à jouer de façon individualiste. De ce fait, attendez-vous à rager si vous jouez seul puisque l’IA brisera plusieurs de vos jeux en prenant des décisions totalement stupides.

Qui plus est, j’ai encore remarqué certains des bogues des derniers volets. Par exemple, il arrive que la rondelle demeure coincée à côté du filet sans que le gardien ne réagisse ou bien que des joueurs tournent bêtement en rond sans rentrer au banc. Pire, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression de jouer seul tant l’IA ne semblait que vouloir se précipiter sur le disque sans réfléchir. Présentes depuis des années, ces problématiques n’ont pas été corrigées et c’est notamment sur cela qu’Electronic Arts devra plancher pour améliorer l’expérience de jeu.

Malheureusement, ce n’est pas que du côté de la jouabilité que NHL 21 donne une impression de déjà-vu. Au niveau technique, très peu de changements ont été apportés de sorte qu’on a l’impression de retourner aussi loin que dans NHL 16.

Visuellement, ne vous attendez à aucune amélioration notable. Si l’action est fluide et relativement jolie sur la glace, le graphisme se gâche dès qu’on en sort. Les joueurs ainsi que le personnel d’entraîneurs demeurent aussi polygonaux que par le passé et leurs animations sont encore robotiques. De plus, beaucoup d’animations ont été simplement reprises des derniers NHL, dont celles des célébrations. Les couleurs manquent également de teintes, étant soit trop pâles ou trop foncées. Tout cela pour dire que j’ai l’impression de répéter les mêmes critiques que dans mon test de NHL 20 de sorte qu’il est plus que temps qu’Electronic Arts change d’engin.

Côté sonore, le duo de James Cybulski et Ray Ferraro est de retour. Même si Cybulski ne fait pas l’unanimité, on sent tout de même une bonne chimie entre eux et ils dynamisent bien les parties. J’ai également apprécié leurs commentaires hors glace, notamment dans le mode Be A Pro où ils reflètent de façon juste la progression de notre joueur. Seul bémol: Cybulski a énormément de difficulté avec les noms francophones. Par exemple, le nom de l’Armada de Blainville-Boisbriand est totalement déformé dans sa bouche, créant ainsi un drôle d’effet dans nos oreilles.

La grande nouveauté cette année se situe dans le mode Be A Pro. Alors que les précédents NHL nous permettaient de créer notre joueur puis de le faire progresser en disputant des parties, NHL 21 vous offrira l’occasion de le développer sur et en dehors de la glace.

Ainsi, à l’extérieur de la glace, vous aurez l’occasion de discuter avec certaines personnes de votre entourage. En outre, entraîneur, agent, journalistes et coéquipiers vous approcheront et vous pourrez leur répondre à l’aide de choix prédéterminés. Selon ces derniers, vos paramètres changeront dans trois catégories: appréciation de la direction, appréciation des coéquipiers et votre propre marque. Tous ces acteurs n’hésiteront pas non plus à vous lancer des défis. À vous de déterminer si vous voulez jouer de prudence ou bien si vous avez assez confiance en vous pour les relever afin de prouver votre talent.

Tout cela n’a qu’un objectif: bâtir votre légende. À mesure que vous progresserez avec ces nouvelles options, vous développerez votre joueur de façon plus approfondie qu’au sein des derniers NHL. Ainsi, vous ferez avancer votre statut à mesure que vous récolterez des honneurs ou atteindrez des marques. Vous pourrez aussi débloquer des options de dialogue tout au long de votre carrière, vous octroyant de ce fait davantage de choix selon la façon dont vous voulez développer votre légende. Ces éléments ajoutent une belle couche de profondeur qui nous attache plus que jamais au joueur que l’on crée.

En toute honnêteté, je risque de passer des heures incalculables dans ce nouveau mode Be A Pro tout simplement parce que plus je m’investis auprès de mon joueur, plus j’ai envie de poursuivre. Le jeu parvient à nous accrocher suffisamment pour qu’on ait hâte de progresser avec notre talent sur la glace puis voir comment cela s’est répercuté à l’extérieur. Même s’il faut investir un grand nombre d’heures avant de voir des impacts significatifs sur la carrière de notre joueur, je dois vous avouer que NHL 21 nous donne plus que jamais l’impression de forger notre propre joueur pouvant passer à l’histoire.

Ceci dit, si vous êtes un amateur de jeux de sports, vous risquez d’avoir l’impression que ce nouveau système est du déjà-vu. En fait, le système de dialogue se limite à des choix prédéterminés qui reviennent souvent tout au long de notre carrière. De plus, le système de notation nous demande encore de jouer de façon exemplaire d’un bout à l’autre de la patinoire, quitte à compenser pour les erreurs de l’IA. Imaginez, avec quatre buts et une passe, je m’en suis sorti avec la note de B dans une partie. Par ailleurs, certains moments ne font aucun sens, notamment lorsque l’entraîneur nous mentionne qu’avec notre performance, le match est hors de portée de l’adversaire…après la partie.

Bref, c’est une bonne entrée en matière, mais des ajustements devront être apportés. À défaut d’avoir un joueur avec une vraie histoire, ces éléments de jeu de rôle viennent approfondir un mode qui en avait désespérément besoin.

Une autre grande nouveauté de NHL 21 est le mode HUT Rush. Ce dernier vient ajouter une portion arcade au mode HUT en vous permettant de disputer de courtes parties totalement irréalistes afin d’obtenir des récompenses.

Ainsi, le but de HUT Rush est de compter des buts comme dans le mode NHL Threes. Vous pouvez disputer des parties 3 contre 3 ou 5 contre 5, et ce en solo ou bien en ligne. Le tout est présenté dans un format de parties rapides avec une voix de commentateur digne d’un spectacle de Monster Trucks et des effets pyrotechniques.

Personnellement, j’ai apprécié cette nouveauté qui nous permet de jouer dans de très courtes parties sans aucune règle. Le mode devient particulièrement addictif puisque les prouesses que nous réalisons sur la glace engendrent des points. Plus vous en effectuez, plus vous multipliez votre score et plus vous aurez droit à des récompenses. Les plus compétitifs pourront jouer en ligne, mais pour les autres, vous pouvez très bien affûter vos techniques seul tout en ayant du plaisir à compter des buts dans une ambiance survoltée avec vos joueurs préférés.

HUT Rush est également addictif puisque les récompenses qu’on y obtient se transfèrent dans le mode HUT. Ainsi, on peut bâtir son équipe de rêve en alternant entre le mode HUT classique et le mode arcade HUT Rush. Electronic Arts a d’ailleurs inclus une panoplie d’éléments à débloquer dans les deux modes et offre de nombreux défis quotidiens, hebdomadaires et mensuels afin que votre intérêt demeure capté à long terme. À défaut d’avoir de grandes nouveautés dans le mode HUT si ce n’est qu’on obtient de meilleurs joueurs plus fréquemment, les développeurs ont su hausser le plaisir en offrant un bon mode arcade complémentaire !

Le reste de NHL 21 demeure globalement intact par rapport au volet de l’an dernier. Ainsi, tous les modes de l’édition 2019 sont de retour de sorte que vous aurez un vaste choix selon ce à quoi vous voulez jouer. Or, aucune modification notable ne leur a été apportée, du moins pas de façon assez significative pour en parler. Certes, vous verrez quelques nouvelles options ici et là, mais elles ne modifieront pas ce que vous avez connu par le passé à moins que vous ne considériez qu’avoir des classements dans World of CHEL soit un grand modificateur.

La seule exception est présente dans le mode Franchise. Dans celui-ci, les échanges ont été retravaillés de sorte qu’ils apparaissent plus fréquemment et de façon plus réaliste. De plus, vous aurez désormais à juguler avec la date limite des transactions. Lorsque viendra cette période charnière dans une saison, le compte à rebours démarrera et vous ressentirez une certaine pression pour clore des échanges afin d’améliorer votre équipe. Ce n’est rien de révolutionnaire, mais c’est tout de même un bel ajout pour nous faire vivre la réalité d’un directeur-général.

En terminant, je veux simplement adresser une critique qui revient année après année au sujet de NHL. Peu importe ce qu’Electronic Arts fait, une salve de critiques déferle envers chaque nouveau NHL comme quoi c’est du réchauffé, qu’il n’y a rien d’intéressant, etc.

Or, je suis en désaccord avec cela. Vrai que NHL 21 utilise un engin visuel daté. Vrai aussi que le système de jeu doit être revu. Et encore vrai que le jeu contient son lot de bogues. Néanmoins, cela n’en fait pas un jeu décevant et encore moins mauvais. Hormis les précédents points, NHL 21 demeure un solide jeu de hockey qui est addictif et divertissant. Avec la panoplie de modes offerts, j’ai de la difficulté à croire que vous ne trouverez pas quelque chose pour vous occuper un bon moment. Simplement avec les ajouts apportés aux modes Be A Pro et HUT, vous en avez pour des centaines de parties représentant un nombre conséquent d’heures de jeu. Puis, vous pouvez plonger dans des modes comme Franchise ou World of CHEL ou simplement disputer des parties de style réaliste ou arcade.

Tout cela pour dire que même en ayant joué à tous les NHL depuis NHL 13, ce que NHL 21 me propose me satisfait. J’y ai trouvé mon compte et vous devriez également trouver le vôtre avec la multitude d’options et de modes offerts.

J’anticipais NHL 21 avec les modifications et ajouts qu’on nous promettait. Globalement, je n’ai pas été déçu et ce sera probablement un autre NHL dans lequel je disputerai des centaines de parties à travers la pléthore d’options et de modes offerts. Même si plusieurs de ses dimensions sont calquées sur celles de l’an dernier, Electronic Arts nous offre encore un solide NHL cette année.

Désormais, les développeurs devront s’attaquer à un problème beaucoup plus complexe et fondamental: le système de jeu. En fait, je souhaite ardemment que le prochain NHL propose un nouvel enrobage ainsi qu’un système de jeu amélioré en profondeur plutôt que des ajouts venant camoufler ces problèmes de fond. Le défi ne sera pas facile à surmonter, mais ce faisant, la série NHL bénéficiera des améliorations dont elle a cruellement besoin depuis trop longtemps.

Bénéficiant d’un nouveau mode de style arcade et d’un mode Be A pro revampé, NHL 21 est fort addictif même s’il comporte des bogues et problèmes issus de ses prédécesseurs.

Passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d’années, Daniel est chroniqueur en jeux vidéo depuis plus de 21 ans. Il a commencé sur Quebec64 puis sur JeuXpress.ca avant de devenir rédacteur en chef de HardGamers.com jusqu’à la fermeture du portail. Depuis 2010, il collabore au magazine AffairesDeGars en tant que chroniqueur, en plus de participer au podcast Réalité Augmentée.Diplômé en criminologie, Daniel est aussi intervenant psychosocial dans la vie de tous les jours. S’il est conscient qu’il ne peut sauver le monde, il essaie tout de même d’aider le maximum de personnes entre deux parties de jeux vidéo !

Source: https://branchez-vous.com/2020/10/16/test-jeu-nhl-21/

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World news – CA – Test du jeu NHL 21: nouveaux patins, vieilles lames | Branchez-vous

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