Malmené par les critiques mais toujours aussi vigoureux au niveau des ventes, FIFA s’approche d’un tournant de son histoire moderne avec l’arrivée cette année d’une nouvelle génération de consoles. Entre contraintes liées au COVID, absence de démo, et lancement d’un épisode sous forme de mise à jour chez son principal concurrent, PES, le contexte semble particulier, mais le titre a-t-il quand même su se renouveler ?

Avant d’évoquer ce point, un petit tour du côté des licences s’impose puisque cette année, FIFA a encore su gonfler sa proposition… Mais perd également quelques plumes en vol.

Et il ne s’agit en l’occurrence pas de petites plumes, puisqu’après la Juventus Turin renommée Piemonte Calcio l’an dernier, l’A.S Roma subit le même sort cette année en répondant au doux nom de Roma F.C. La disparition de la Serie B (deuxième division italienne) vient cette année compléter un tableau moins reluisant pour les amateurs du football transalpin, même si l’Inter et le Milan A.C bénéficient d’un partenariat offrant notamment la présence de San Siro en jeu. Fraîchement promu, le Leeds de Bielsa devra également attendre pour Elland Road, qui sera intégré sous forme de mise à jour un peu plus tard, le COVID ayant retardé les démarches de capture du stade. La Bombonera de Boca Junior, le Providence Park des Portland Timbers, les stades de Grenade et Mallorca en Espagne ou encore ceux de Paderborn et l’Union Berlin figurent aussi au casting.

À côté de ces ajouts, on notera tout de même que si aucun nouveau championnat ne s’invite à la fête, ceux du Chili et de la Colombie ont été retirés, bien qu’il reste possible de retrouver certaines des équipes en question via la Copa Libertadores. Pas vraiment en évidence sur ce point cette année, FIFA 21 conserve tout de même de nombreux atouts en terme de licence avec notamment des championnats majeurs sous licence d’affichage (Liga, Ligue 1, Premier League…), de nombreux joueurs modélisés (dont quelques nouveaux du côté de l’OL et l’OM en France), sans oublier de travailler sur son ambiance générale. Ce qu’il fait avec son interface toujours moderne et facile d’utilisation, mais aussi le retour des speakers français dans les stades qui viennent apporter un peu de légèreté et/ou de crédibilité à l’ambiance des matches.

Léger dans ses ajouts l’an dernier, Ultimate Team ne révolutionne pas sa proposition avec l’édition 21, mais a le mérite de proposer plusieurs petites nouveautés. La coop FUT s’étend notamment à Clashs d’équipe et Division Rivals en plus des matches amicaux FUT, tandis qu’un système de stade à améliorer et customiser est aussi intégré dans cet opus. De nouveaux évènements viennent aussi gonfler les possibilités de gain avec les évènements communauté et les évènements équipe, tandis qu’une limite-matches hebdomadaire pour Clashs d’équipe et Division Rivals vient réduire les possibilités de farming intensif. Parmi les autres ajouts notables, on peut signaler le passage d’un TOP 100 à un TOP 200 sur FUT Champions et Clashs d’équipe, une importante refonte des menus ainsi que la suppression des éléments forme et entraînement, tandis que les icônes sont désormais au nombre de 100.

Si FUT ne s’est pas transformé, mais parvient à convaincre grâce à plusieurs petites nouveautés, le mode carrière manager n’a pas chômé pour montrer ses plus beaux atours cette saison. Dites adieu à l’archaïque système d’entraînement, ici remplacé par un double système : le développement, et la gestion du tranchant. Le développement permet tout simplement d’assigner à chaque joueur un rôle dont la nature définit les statistiques qui progresseront le plus : ce système permet aussi de changer de poste au besoin, en sachant que certaines transitions sont évidemment plus courtes que d’autres. Vous pouvez aussi définir votre calendrier d’entraînement de façon manuelle ou avec des modèles prédéfinis. Le système n’influe pas directement sur la progression, mais sur les 3 atouts clés à maîtriser : la forme, le moral et le tranchant du joueur. Un joueur qui s’entraîne beaucoup gagne davantage de tranchant, mais perd un peu de forme, tandis que les jours de repos et de récupération permettent au contraire de privilégier la forme et le moral au détriment du tranchant. L’idée est donc de trouver un équilibre, en sachant qu’un niveau de tranchant élevé offre des bonus statistiques au joueur concerné qui peuvent s’avérer cruciaux en match.

La simulation de match immédiate est toujours possible, mais elle est ici complétée par un ajout de choix avec la simulation interactive. Celle-ci permet de voir le match en 2D et d’interagir à tout moment sur les changements, ou même d’entrer en jeu pour débloquer vous-même une situation, en sachant que vous pouvez ensuite revenir dans la simulation si vous le souhaitez. Ces systèmes offrent une nouvelle façon d’appréhender la carrière, qui a également droit à bien d’autres petits changements, du correctif de l’algorithme de simulation (qui aboutissait l’an dernier à des championnats trop déséquilibrés) aux interfaces de championnats et tournois étendues à tous les sous-menus en passant par le retour des prêts avec option d’achat. Vraiment costaud sur ces ajouts cette année, le mode carrière s’avère séduisant, mais il faudra évidemment surveiller l’équilibre du système de progression, potentiellement un peu trop efficace avec le système de tranchant lié au potentiel dynamique.

Sans surprise, derrière les deux mastodontes que sont FUT et la carrière, les autres modes semblent bénéficier d’un soin nettement moins appuyé. Pour Clubs Pro, on peut signaler la présence d’un plus grand nombre de tactiques prédéfinies (5) et la possibilité de customiser l’ensemble des joueurs de votre équipe, ce qui reste sympathique, mais léger. Volta a eu le mérite de proposer un gameplay un peu mieux équilibré que l’an passé grâce à un meilleur placement par défaut de l’IA alliée, qui permet notamment de mieux bloquer les tirs pour les matches sans gardien. Les dribbles fins améliorés du gameplay “classique” ont ici une présence plus intéressante, tandis que côté contenu, entre du solo, du multi et la possibilité de recruter de véritables stars du foot via les matches à l’honneur, il y a de quoi ravir les amateurs du mode. Un peu plus solide que son prédécesseur, le mode Volta de FIFA 21 n’apporte pas de quoi bouleverser sa formule, mais a le mérite d’aller dans la bonne direction.

L’heure est donc venue d’aborder LE point central d’un FIFA, et d’évoquer la question des mécaniques de jeux et de leurs progrès. Comparé aux années précédentes, le nombre de nouvelles fonctionnalités présentées pouvait sembler léger et présager d’un FIFA 21 très proche de son prédécesseur. Ce n’est pas forcément le cas sur tous les points. Parmi les fonctionnalités mises en avant, les dribbles fins améliorés (réalisés avec R1 ou RB combiné au stick gauche) apportent effectivement plus de souplesse dans les petits espaces, mais le peaufinage de la mécanique bénéficie davantage à Volta qu’aux matches classiques, ou ils apportent encore plus d’atouts à une attaque déjà bien avantagée par rapport à la défense.

Les courses créatives offrent deux options : la course dirigée qui consiste à diriger avec le stick droit l’appel d’un joueur déclenché via un une-deux, et le verrouillage joueur (avec une pression simultanée des deux sticks) qui agit de façon inverse en vous laissant le contrôle du joueur initial tandis que l’I.A alliée s’occupe du joueur avec le ballon. Deux atouts qui peuvent avoir leur utilité, certes, mais qui pâtissent d’une part de leur manque d’intuitivité dans le déclenchement et d’autre part de l’amélioration des placements de l’I.A, dont les appels de base déclenchés via une double pression sur LB/L1 s’avèrent déjà assez tranchants. Pour les amateurs de jeu en solo, le mode “compétiteur” peut être coché si vous jouez en légende ou en ultime et ajoute de la difficulté supplémentaire aux modes concernés : seul souci, si l’I.A semble effectivement plus agressive sur les interceptions et réduit la sensation d’efficacité des passes lasers, elle abuse des gestes techniques, grigris et dribbles fins en attaque sans que leur utilisation ne soit toujours justifiée ou pertinente.

En parallèle de ces ajouts, on notera que malgré le travail réalisé sur le système de collisions pour éviter les carambolages avec les joueurs au sol, qui sont effectivement moins fréquents, quelques bémols demeurent et il est regrettable que les duels n’en aient pas suffisamment bénéficié : il est toujours fréquent que ceux-ci bénéficient à l’attaque malgré un bon positionnement défensif. Il faut toutefois nuancer ce point en précisant qu’il concerne surtout les duels à l’épaule, car les contres défavorables coutumiers des précédents opus sont ici plus rares, une vraie bonne nouvelle qui apporte un peu de justice à l’issue de vos interventions défensives. Le plus gros défaut du titre reste toutefois les gardiens, qui non content d’être toujours aussi vulnérables sur les duels ajoutent cette année une légère propension à être régulièrement mal positionnés sur différentes situations (les centres en retraits, les coups de pied arrêtés, et même parfois sur leur couverture du premier poteau). Entre deux joueurs rôdés ou face à l’IA en légende ou en ultime, il n’est ainsi pas rare de voir des matches se finir avec un nombre de buts extrêmement proches du nombre de tirs cadrés. Espérons qu’un bon patch saura régler le souci.

Malgré ces quelques paragraphes peu réjouissants, le tableau n’est pas complètement noir pour autant. Outre la raréfaction des contres défavorables déjà évoquée, les joueurs semblent légèrement plus lents que l’an passé et quelques schémas de jeux exploitant les passes lasers fonctionnent moins, vous forçant à construire différemment vos approches… en ajoutant une ou deux touches de plus. De même, le jeu de tête semble bien plus efficace en attaque, sans s’avérer abusif pour autant. Malgré ces quelques ajustements positifs, le rythme de jeu ne faiblit pas et la sensation qui se dégage de chaque session évoque immanquablement FIFA 20. Nous espérions voir FIFA 21 gommer les défauts de son prédécesseur, mais il se contente finalement d’ajustements à la marge qui n’ont qu’une influence limitée sur le produit final. Sans un changement structurel plus profond, il sera difficile de renouveler une formule qui a certes toujours assez de qualités pour trouver ses adeptes, mais peine à combler ses défauts sans en créer de nouveaux.

FIFA 21 n’est certainement pas l’épisode du renouveau, même s’il conserve assez d’atouts pour ne pas sombrer. Son mode carrière riche de nouveautés intéressantes et son contenu toujours aussi imposant malgré quelques licences perdues (compensées par de nouveaux stades, entre autres) lui offrent toujours ce statut de simulation généreuse capable de vous occuper une année entière sans avoir fait le tour du contenu. Mais du côté de ses mécaniques de jeux, si un affinage est bien perceptible sur les passes longues, un poil moins tranchantes, ou des contres moins défavorables que par le passé, l’équilibre général du titre n’en reste pas moins bancal sur d’autres points : les gardiens semblent trop souvent absents et les styles de jeux les plus efficaces répondent toujours aux mêmes schémas. Sans perdre toutes ses qualités, FIFA peine une nouvelle fois à corriger ses défauts de gameplay et devra attendre à minima une copieuse mise à jour, ou plus probablement un nouvel opus pour espérer nous convaincre sur ce point.

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Source: https://www.jeuxvideo.com/test/1298866/fifa-21-une-simulation-en-transition.htm

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