De manière un peu surprenante, Crucial a enchaîné les nouveaux SSD au format M.2 sans vraiment à chercher à revenir dans la course aux plus hautes performances. Qu’il s’agisse du P2 testé il y a quelques semaines ou du P5 qui nous intéresse aujourd’hui, il n’est ainsi pas question de PCIe 4.0.

Plus connu pour ses SSD au format 2,5 pouces, Crucial dispose pourtant d’une gamme complète de SSD M.2 et, en particulier, plusieurs modèles NVMe. En sortant le P5, Crucial a un positionnement un peu surprenant. En effet, le constructeur met l’accent sur les performances de son périphérique tout en soulignant qu’il n’est pas question de passer au PCIe 4.0. De fait, Crucial ne cherche pas à concurrencer les Corsair, Gigabyte, Sabrent ou Seagate et vise plutôt le commun des utilisateurs : il est vrai que les cartes mères PCIe 4.0 ne sont pas encore si fréquentes.

Autre surprise, Crucial ne cherche pas non plus innover du côté des capacités de stockage et son P5 est ainsi disponible en quatre versions – 250 Go, 500 Go, 1 To ou 2 To – et aucun modèle « haute capacité » n’est ainsi disponible alors que Corsair par exemple, vise les 4 To et 8 To avec sa nouvelle gamme de SSD M.2 MP400.

De manière assez logique puisque Crucial n’a pas vraiment cherché à innover avec ce P5, la fiche technique est sans réelle surprise. Disons que pour les habitués des produits Crucial, on notera tout de même une belle amélioration côté endurance. Ainsi sur les modèles 500 Go, 1 To et 2 To, celle-ci double pour atteindre respectivement 300 To, 600 To et 1 200 To : des valeurs plus proches de ce que propose la concurrence. Autre remarque, la version 250 Go se distingue défavorablement par ses performances en écriture, « seulement » 1,4 Go/s.

Vous l’ignorez peut-être, mais la marque Crucial est en réalité une filiale du fabricant de semi-conducteurs Micron. Pourtant, qu’il s’agisse des P1 ou des P2, ces SSD utilisaient des contrôleurs d’autres marques (Silicon Motion, Phison). Ce n’est plus le cas avec ce P5 qui fait un usage exclusif de composants Micron. Le contrôleur est donc directement issu des laboratoires du groupe, de même que les puces mémoires. Pour le premier, il s’agit d’un Micron DM01B2 que l’on découvre en retirant l’autocollant thermique mis en place par Crucial.

Du côté des puces, les choses changent par rapport aux P1 et autres P2 de la marque. Nous l’avons dit, Crucial a toujours ici fait confiance à des composants Micron et c’est encore le cas sur le P5. En revanche, on passe à de la mémoire TLC 3D sur 96 couches ce qui devrait donner de meilleures performances que sur les modèles précédents. Sur la version 500 Go que nous avons reçue pour ce test, il est à noter que les puces mémoire sont sur une seule face du SSD. Il en va de même avec les modèles 250 Go et 1 To. En revanche, le 2 To semble devoir être double-face.

Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à signaler à propos de ce qui est un SSD M.2 NVMe « comme les autres ». En ce sens, il est fidèle au format le plus répandu actuellement à savoir un M.2 dit « 2280 » pour 22 millimètres de largeur sur 80 mm de long. Notez que la version 500 Go étant limitée à une seule face, son épaisseur est particulièrement réduite, à peine 2,5 mm. Précisons que Crucial a fait le choix de ne pas proposer de dissipateur thermique – pas même en option – préférant se reposer sur un autocollant « thermique » une solution de plus en plus à la mode.

Le P5 est en principe l’occasion pour Crucial de revenir dans la course aux performances… enfin dans le domaine des SSD NVMe à la norme PCIe 3.0. Il ne sera donc pas question de tenir tête aux Corsair Force MP600 et autres Sabrent Rocket. On devrait en revanche pouvoir « oublier » les P1 et P2 de la marque américaine. Vérifions tout cela.

Comme à notre habitude, nous débutons nos mesures avec un logiciel purement théorique qui a toutefois l’avantage de bien décomposer ses tests en fonction de la taille des fichiers utilisés, ATTO Disk Benchmark. Là, le Crucial P5 débute de manière décevante puisqu’il faut le voir atteindre des fichiers d’au moins 8 Ko pour réellement supplanter ses prédécesseurs : il est ainsi particulièrement à la traîne sur les très petits fichiers. Heureusement, par la suite, les choses s’arrangent et le P5 déborde bien les P1 et autres P2. En revanche, il ne parvient jamais aux débits théoriques avancés par Crucial plafonnant à 3 Go/s en lecture et 2,7 Go/s en écriture.

Changement de décor, nous passons maintenant aux tests sous CrystalDiskMark. Le P5 est déjà un peu plus à son avantage avec ce second outil. Cette fois, les débits annoncés par le fabricant se vérifient bien : en même temps, Crucial avait indiqué qu’il avait réalisé ses mesures sous CrystalDiskMark ! On reste évidemment très loin des meilleures solutions PCIe 4.0, mais on dépasse nettement ce que pouvaient proposer les Crucial P1 et Crucial P2 : l’honneur est donc sauf.

Vous en avez maintenant l’habitude, nous vérifions ces résultats théoriques par divers tests en utilisation courante et choisissons de vous en présenter un échantillon avec une copie de fichiers sous Windows 10. Nous utilisons un transfert de près de 100 Go de données (gros fichiers) afin de vérifier les débits alors obtenus. Rien à redire à ce niveau : le Crucial P5 est dans la norme, même si les débits théoriques des outils de benchs ne se retrouvent pas du tout dans ces tests « réels » : on plafonne ainsi à 1,7 Go/s en écriture ce qui place tout de même notre SSD du jour parmi les meilleurs des modèles Gen 3, sachant que les PCIe 4.0 flirtent généralement avec les 2,4 – 2,5 Go/s.

Pour en terminer avec la partie performances, il nous faut nous pencher sur l’échauffement du SSD, les modèles PCIe 3.0 / PCIe 4.0 les plus rapides ayant tendance à bien chauffer. Le Crucial P5 ne fait évidemment pas exception à la règle. Suivant la tendance actuelle, le fabricant a opté pour un autocollant thermique en lieu et place d’un véritable dissipateur thermique, considérant sans doute que les cartes mères sont aujourd’hui toutes équipées de dissipateurs M.2.

Eh bien que ce soit celui de votre carte mère ou d’un dissipateur acheté par vos soins, il nous semble indispensable d’en utiliser un avec le Crucial P5. L’autocollant thermique n’empêche effectivement pas le SSD d’atteindre les 81°C, température à partir de laquelle nous avons noté un effet de throttling qui fait baisser les débits d’au moins 50%. En utilisant le dissipateur de notre carte mère en revanche, plus aucun problème et même après de très longues sessions de copies soutenue, nous plafonnions à 68°C, sans aucun problème de débits.

Comme tous les SSD signés Crucial, le P5 est accompagné d’un logiciel que vous connaissez si vous nous lisez régulièrement. Le Crucial Storage Executive se télécharge depuis le site de la marque et s’installe sans difficulté. Hélas, comme avec n’importe quel constructeur, le Crucial Storage Executive ne prend en charge que les SSD de la marque. Il le fait notamment avec les fonctions les plus importantes et, dans un premier temps, des informations techniques.

Il est ainsi question d’afficher la norme PCIe employée ainsi que le pourcentage d’espace disque actuellement utilisé. De manière plus surprenante, aucune information relative à la température du SSD n’est affichée par le soft qui ne donne pas non plus une précision pourtant intéressante : le nombre d’octets déjà écrits sur le disque. Il est en revanche bien sûr possible de vérifier / mettre à jour le micrologiciel ou de profiter d’outils pour formater ou nettoyer le SSD. Le minimum dirons-nous.

Se contentant d’un modèle PCIe 3.0, Crucial ne cherche pas ici à révolutionner le monde du SSD M.2 NVMe. En revanche, en apportant des performances de bien meilleur niveau qu’avec le P2, le constructeur souhaite revenir à hauteur de certains de ses concurrents. Sur les modèles 250 Go / 500 Go, il parvient à le faire sans véritablement augmenter ses tarifs, c’est moins vrai avec les versions 1 To / 2 To. L’endurance en écriture progresse un petit peu, mais nous apprécions surtout la garantie de 5 ans alors que nous regrettons un échauffement perceptible qui implique d’aller au-delà du seul autocollant thermique livré par Crucial. Sans être un produit renversant, le P5 fait plus que correctement le job : une solution à considérer notamment pour un disque système.

Sans être renversant, le P5 est un SSD NVMe de qualité qui viendra avantageusement accueillir le système d’exploitation… si votre carte mère n’accepte pas le PCIe 4.0. Les performances sont globalement de bon niveau et l’endurance comme la garantie sont au-dessus de la moyenne. Attention cependant à disposer d’un dissipateur M.2 : l’autocollant thermique de Crucial est nettement insuffisant.

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Source: https://www.clubic.com/disque-dur-memoire/disques-durs-ssd/actualite-17440-test-crucial-p5-un-bon-ssd-nvme-pour-votre-os-mais-attention-a-la-chauffe.html

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Georges MOMO
Georges MOMO est Ingénieur informatique ( Diplôme obtenu à 3IL Limoges France) Il début sa carrière par un stage de fin d'étude d'ingénieur à Toulouse sur un projet de AIRBUS Toulouse Blagnac, il enchaîne ensuite à Nantes où il travaille sur le projet de la migration documentaire de la BPCE. Son ambition le conduit ensuite à Paris où il travaille sur deux projets de la banque de France (Validation des titres de bourse émis sur le marché européen et la génération centralisée des documents) qu'il quitte quelques années plus tard occupant le poste de responsable technique. Passionné de l'information, il est actif sur le web et sur le terrain depuis les années 2000.

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