Par

Le Père Fidalbion

( @LePereFidalbion)

,

le 24 octobre 2020 à 12h00

Il y a déjà trois ans, le studio suédois Tarsier profitait de la bonne santé du puzzle platformer en vue de côté, genre propulsé notamment par les productions du studio Playdead mais aussi par le mignon Unravel, pour proposer sa propre version de la formule. Piochant également dans le registre de l’angoisse et en jouant sur des peurs enfantines, le premier Little Nightmares tentait de se démarquer par son univers burtonien dérangeant et un accent mis sur les situations de cache-cache. Un héritage visiblement embrassé par le bien-nommé Little Nightmares II, d’après la démo que nous avons pu essayer pendant une petite heure.

Prévu pour le mois de février 2021 après quelques reports inhérents à la période, Little Nightmares II n’a donc pas pour objectif de bousculer les codes établis dans le premier volet. Il s’apprête d’ailleurs à suivre, au moins en partie, la voie déjà défrichée par Coldwood Interactive pour Unravel 2 en proposant un duo de personnages principaux. D’une part, Six, l’héroïne du premier opus, qui se retrouve piégée dans un monde qu’elle ne connaît pas, et d’autre part Mono, jeune garçon avec un sac en papier sur la tête qui va guider Six et tenter de la sauver d’un funeste destin. Cette dernière disparaît en effet du monde dans lequel elle a atterrir – un monde sur le déclin, rongé par les ondes d’une mystérieuse tour radio et dont les habitants n’ont pas grand-chose d’accueillant.

Mono et Six ne seront toutefois ni jouables en coopération, ni même interchangeables : le joueur contrôlera donc Mono, tandis que Six sera animée par l’IA pour filer un coup de main à son compère. Elle pourra tantôt lui faire la courte-échelle pour atteindre des endroits inaccessibles, tantôt l’aider à transporter des objets voire même accomplir des actions pendant que Mono affronte des adversaires. Rien qui ne bouleverse les mécaniques essentielles de Little Nightmares dans le niveau qu’on a pu voir, en espérant que Tarsier saura tirer parti de ce choix de design pour ne pas le rendre purement accessoire.

Car à côté de ça, Mono se prend en main de la même façon que Six – ce qui n’est pas forcément la meilleure des nouvelles, sachant que les déplacements flottants de la petite fille au ciré jaune, très “littlebigplanetiens”, posaient déjà problème dans le premier volet. L’utilisation de la gâchette droite pour aggriper les plates-formes n’a d’ailleurs pas été revue et rend toujours la manipulation du héros un peu malaisée. Un côté un peu pataud qu’il faudra apprivoiser pour se défendre également, dans la mesure où Mono pourra désormais utiliser des armes, toujours en maintenant R2 ou RT. Même son de cloche du côté de la gestion de la perspective, cette suite emprunte à son aîné un déroulé en vue de côté avec une légère latitude de profondeur, qu’on devine assez difficilement. boulapoire avait déjà pointé dans son test de 2017 la difficulté à appréhender les distances, et notamment la portée des attaques adverses, et il semble que le tir n’ait pas été corrigé. Dommage, voilà qui peut rendre pénible des passages plutôt bien construits, à l’image de ce un-deux-trois-soleil avec d’effrayantes marionnettes figées par le rayon de la lampe-torche de Mono. Enfin, on préférera prendre le jeu en main dès le début de l’aventure pour juger de la façon dont le jeu fait comprendre au joueur la marche à suivre. Soulignée par l’éclairage rare des différentes scènes, elle nous a parfois semblé peu évidente.

Comme son prédécesseur, Little Nightmares II place donc son destin entre les mains de ses artistes. Dans la roue de LIMBO et INSIDE, la licence de Bandai Namco joue la carte du malaise et du sinistre d’un univers aux proportions gigantesques, contrastant avec le minuscule et l’innocence de ses héros. Contraste renforcé une nouvelle fois par la plastique très carton pâte du rendu, qui renvoie dans la forme à certains films d’animation pour les plus jeunes. La démo qui nous a été proposée se déroulait ainsi dans un hôpital crasseux, peuplé de patients-pantins désarticulés et inertes (pour la plupart), éclairé par des néons mourants et hanté par des cliquetis et autres gémissements lointains. Le tout en jonglant avec des ombres et éclairages fort jolis par ailleurs, et en poussant la dimension sonore sur le devant de la scène. Des ficelles aussi efficaces que déjà régulièrement utilisées ailleurs, tant dans le jeu vidéo qu’au cinéma ou en littérature, et on attendra que le jeu se montre un peu plus audacieux dans son imaginaire final.

Ce rapide premier contact avec Little Nightmares II ne nous apprend finalement pas grand-chose de ce que ce deuxième volet essaie d’entreprendre – si ce n’est marcher le plus précisément possible dans les pas du premier. La présence de deux héros n’apporte pour le moment rien de neuf à la recette, qui singe une grammaire de jeu identique, et une prise en main toujours aussi perfectible. Reste alors cette atmosphère oppressante, cet univers dérangeant, qui nous a déjà fourni un ou deux moments réussis, mais qui manque un peu de fraîcheur dans sa vision artistique.

79,90 €
pour 1 an

Si son compte Twitter ressemble à un dictionnaire des mots fleuris, c’est probablement que vous tombez un soir de match. Pigiste aussi bien dans le foot que le jeu vidéo, cet insupportable normie qui vénère Hideo Kojima et Alexandre Astier avec la candeur d’un servant d’autel a finalement choisi de poser ses valises sur Gamekult. Nos projets : lui refiler tous les AAA au goût de flotte que Puyo ne pourra plus tester maintenant qu’il est patron, et corriger fissa cette obsession vestimentaire pour les polos à poche. A un moment, certaines choses relèvent du devoir citoyen.

Il y a déjà trois ans, le studio suédois Tarsier profitait de la bonne santé du puzzle platformer en vue de côté, genre propulsé notamment par les productions du studio Playdead mais aussi par le mignon Unravel, pour proposer sa propre version de la formule. Piochant également dans le registre de l’angoisse et en jouant sur des peurs enfantines, le premier Little Nightmares tentait de se démarquer par son univers burtonien dérangeant et un accent mis sur les situations de cache-cache. Un héritage visiblement embrassé par le bien-nommé Little Nightmares II, d’après la démo que nous avons pu essayer pendant une petite heure.Prévu pour le mois de février 2021 après quelques reports inhérents à la…

Le trailer du jour

Mario Kart Home Circuit, ScourgeBringer, Noita et tant d’autres… votre programme de la semaine du 19/10/2020

Audi e-tron Challenge : brillez dans Gran Turismo pour participer à une véritable course 100% électrique au Paul Ricard !

Je ne suis pas intéressé, revenir au site

On ne va pas se mentir, vous ne lisez Gamekult gratuitement que parce que la publicité paye nos salaires à votre place. Et c’est OK, on aime bien l’argent.

Mais si vous souhaitez nous financer autrement et couper la totalité des pubs, soutenez la rédac’ via un abonnement (dès 2,5 euros par mois).

Si vous souhaitez laisser la publicité payer à votre place, laissez donc la publicité payer à votre place.

Je préfère afficher de la publicité, revenir au site

La rédac’ sélectionne en toute indépendance les promos les plus intéressantes repérées sur le net, peu importe la marque ou le commerçant. Cela vous permet d’acheter vos jeux moins chers et nous permet parfois de gagner quelques euros si vous trouvez la promo utile.

Nos abonnés qui ne souhaitent pas en être informés peuvent choisir de masquer ces promos à tout moment.

Je ne suis pas intéressé, revenir au site

Source: https://www.gamekult.com/jeux/little-nightmares-ii-3050881121/test.html

Little Nightmares, PlayStation 4, Nintendo Switch, Tarsier Studios

World news – FR – Preview : Little Nightmares II tire sur les mêmes ficelles que son aîné

En s’appuyant sur ses expertises dans les domaines du digital, des technologies et des process , CSS Engineering vous accompagne dans vos chantiers de transformation les plus ambitieux et vous aide à faire émerger de nouvelles idées, de nouvelles offres, de nouveaux modes de collaboration, de nouvelles manières de produire et de vendre.

CSS Engineering s’implique dans les projets de chaque client comme si c’était les siens. Nous croyons qu’une société de conseil devrait être plus que d’un conseiller. Nous nous mettons à la place de nos clients, pour aligner nos incitations à leurs objectifs, et collaborer pour débloquer le plein potentiel de leur entreprise. Cela établit des relations profondes et agréables.

Nos services:

  1. Création des sites web professionnels
  2. Hébergement web haute performance et illimité
  3. Vente et installation des caméras de vidéo surveillance
  4. Vente et installation des système de sécurité et d’alarme
  5. E-Marketing

Toutes nos réalisations ici https://www.css-engineering.com/en/works/

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here