Par

Pipomantis

( @pipomantis)

,

le 6 novembre 2020 à 17h30

Accompagnée de hurlements de joie et de scènes de liesse – tout du moins dans la fertile caboche de votre serviteur- l’annonce de King’s Bounty II en août 2019 avait de quoi exciter ceux qui savent. Ceux qui aiment les donjons, les dragons, mais également les combats tactiques et les quêtes secondaires, ceux qui veulent recruter des paysans et des sorciers, ceux qui attendent encore un nouveau Heroes of Might & Magic bref : les amoureux de la fantasy tacticienne. Et si vous avez raté les précédents épisodes de la série, on vous fait un petit récap’ et on évoque le tout nouvel opus prévu pour le printemps prochain, qu’on a pu voir tourner une petite heure.

Le tout premier King’s Bounty est sorti en 1990 chez New World Computing sous la houlette de Jon Van Caneghem, très inspiré par le Chaos : The Battle of Wizards de Julian Gollop sorti en 1985 – au passage, Chaos Reborn, sorti en 2015, reste une étrange bizarrerie à découvrir. Ce tout premier épisode posait déjà les bases de la licence à venir : exploration vue de dessus, gestion et recrutement d’unités ainsi que de nombreux affrontements tactiques au tour par tour.

Mais à côté de King’s Bounty, il y a une autre série de jeux pour laquelle Van Caneghem s’est fait connaître depuis 1986, un beau bébé appelé Might & Magic. Et c’est en 1995 qu’il va choisir de prendre l’univers de sa série de RPG au long court pour y accoler le gameplay de KB pour créer les désormais cultissimes Heroes of Might & Magic.

Invisibilisé par la série HoMM, King’s Bounty attendra dix-huit longues années et le concours du studio russe Katauri Interactive pour revenir avec un reboot/suite/spin-off appelé King’s Bounty : The Legend, reprenant alors la place laissée vacante par la série Heroes of Might & Magic, alors à bout de souffle. Puis ce fut au tour de KB : Armored Princess (le petit chouchou de votre serviteur), son DLC Crossworlds puis Warriors of the North et Dark Side. Entre 2008 et 2014, ce sont en tout quatre jeux et un DLC qui se sont succédés sur les étals des magasins, prouvant que la licence – alors vieille de presque vingt ans – avait encore un public à conquérir.

Or, c’est un autre hiatus – certes plus court – qui a paralysé la série entre 2014 et le printemps 2021, date à laquelle nous attendons désormais la sortie de King’s Bounty II. Développé en interne chez 1C Entertainment avec quelques anciens de Katauri dans les équipes, ce nouvel épisode s’est montré à nous pendant une petite heure, l’occasion de découvrir la nouvelle direction et les velléités de cette première suite numérotée en trente ans.

Dans l’esprit, King’s Bounty II n’est la suite directe d’aucun ancien épisode – même si les développeurs nous ont promis de multiplier les clins d’oeil ici ou là pour les amateurs les plus éclairés – mais un titre qui reprendra tous les plus grands éléments de la série pour tenter d’attirer un nouveau public.

La première nouveauté (et peut-être la plus frappante), c’est la disparition de la vue de dessus au profit d’une caméra classique derrière le héros. Un changement qui fera peut-être hurler les puristes, mais qui colle aux ambitions nouvelles de 1C Entertainment, qui se plaît à citer Skyrim, Dragon Age et The Witcher dans ses influences directes – titres qui inspireront également la direction artistique du titre, mais on en reparle plus bas. Au passage, répondant à nos questions angoissées, le studio a confirmé qu’il n’y avait aucun plan pour proposer une caméra « héritage », ce qui fera passer les puristes cités au-dessus du cri énervé aux sanglots désillusionnés.

Après avoir sélectionné un des trois personnages jouables (qu’on nous promet bardés de statistiques et caractéristiques propres, autre nouveauté), on va pouvoir se balader dans la lande pour glaner missions, équipement et bien évidemment des unités. Fidèle à la tradition de ses ancêtres, King’s Bounty II vous demandera de gérer votre petite armée en recrutant paysans, magiciens, archers et autres créatures fantastiques (dont, à terme, un dragon, excusez du peu), que vous utiliserez ensuite sur des petites cartes pour régler vos escarmouches dans les insultes, le sang, et les jets de dés.

Malgré l’envie de vous placer à la tête d’une armée pléthorique et invincible, King’s Bounty II met en scène ses affrontements sur des cartes assez étriquées (ce qui n’est pas un défaut en soi, c’est même une constante dans la série), qui inviteront parfois même un chef d’armée ennemi pour des combats « versus ». Malgré des combats tactiques au tour par tour assez classique (mais toujours aussi intéressants), cet épisode apporte une petite nouveauté : les monticules et autres obstacles déjà présents auparavant pourront désormais devenir de plus grands bâtiments et obstruer les lignes de vue de vos unités à distance. Un changement qui semble venir de 2002 certes, mais qui devrait – à son niveau – rajouter un peu de piment à ces bastonnades.

Comme toujours, les animations de combat sont sommaires, mais « font le taf », même si très clairement, le titre n’est pas à ranger avec les foudres de guerre techniques, mais plutôt dans le tiroir « ces AA d’Europe de l’Est qui se concentrent plus sur le gameplay que sur le bêta-test ». Bien que nous ayons pu voir la dernière build en date, elle était encore émaillée de soucis de frame-rate et autres petits bugs, sans compter une réalisation technique… modeste. On trouve bien quelques modélisations réussies (animaux et monstres ont parfois une super tête) et des décors un peu plus fournis que le reste, mais globalement c’est pas jojo : les humains ont une telle bobine qu’on se prend à vouloir tous les coiffer de heaumes et les décors désespérément vides nous rappellent que tout ça aurait été un peu moins chiche vu de dessus. En gros, disons-le sans fard : ça a la tête d’un Mount & Blade II et c’est pas forcément un compliment.

À la limite, bon, la technique on s’en ficherait presque. Comme dirait le poète : « qu’importe le flacon si ces trois millilitres d’absinthe m’envoient en orbite ». Mais la direction artistique, elle, s’éloigne également des épisodes précédents et pour le coup, on est un peu plus courroucés. Voyez-vous, de tout temps la série King’s Bounty a eu à coeur de proposer des environnements colorés et féériques, aidés par une direction artistique qui pourrait rappeler les premières moutures de World of Warcraft. Mais ici, comme pour coller aux références citées par les développeurs, ce King’s Bounty II semble avoir été plongé dans une grande marmite de goudron, puis dans une bétonnière pleine de ciment et agrémentée d’un petit coup de peinture couleur « triste ».

Assumé par le studio, ce revirement « tr0 d4rk » et graveleux (« qui contient du gravier », eh oui) nous pousse fatalement à écraser une petite larme sur les couleurs disparues, et à faire une moue polie devant les deux décors qui nous ont été présentés, à savoir une grande étendue montagneuse pleine de roches marrons et de neige blanche ainsi que des cavernes bleutées parfois teintées de rouge. Difficile pour l’ancien de se sentir à la maison, mais on compte sur les mécaniques de jeu pour nous recouvrir du doux plaid de la nostalgie.

Pour finir, le studio a également évoqué la présence de quêtes annexes scénarisées qui, pour continuer à explorer les influences citées, devraient pouvoir traîner en longueur et même offrir quelques retournements de situation qu’on espère aussi bien troussés que dans The Witcher 3. Prévu pour le printemps prochain, King’s Bounty II se promet optimisé pour les consoles puisqu’en sus du PC, il sortira également sur Xbox One, PlayStation 4 et Nintendo Switch – si si.

Avec sa direction artistique qui rappelle les plus belles aires d’autoroute entre Metz et Arras, King’s Bounty II ne fait peut-être pas partie des jeux qui excitent à première vue. Mais s’il arrive à nous tenir en haleine avec un scénario apparemment plus ambitieux qu’à l’accoutumée et, surtout, des mécaniques tactiques aussi intéressantes qu’avant, le titre de 1C Entertainement pourrait bien réussir à trouver son chemin. En espérant pour le studio que parier sur une ambiance de RPG d’il y a dix ans s’avère payant.

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Cueillez une branche de genévrier, placez-la tête-bêche dans un verre rempli de miel, ajoutez trois culs de clopes, dites « grappin, grappin, grappin » et il apparaît. Pipomantis descend du plafond en riant comme un damné, s’infiltre dans les cartes mémoires et remplace vos sauvegardes par des photos de X-Japan. Quand il s’apprête à mordre et que sa bouche dévoile un millier de dents tranchantes, jurez allégeance à Catherine ou mourez.

Accompagnée de hurlements de joie et de scènes de liesse – tout du moins dans la fertile caboche de votre serviteur- l’annonce de King’s Bounty II en août 2019 avait de quoi exciter ceux qui savent. Ceux qui aiment les donjons, les dragons, mais également les combats tactiques et les quêtes secondaires, ceux qui veulent recruter des paysans et des sorciers, ceux qui attendent encore un nouveau Heroes of Might & Magic bref : les amoureux de la fantasy tacticienne. Et si vous avez raté les précédents épisodes de la série, on vous fait un petit récap’ et on évoque le tout nouvel opus prévu pour le printemps prochain, qu’on a pu voir tourner une petite heure.Le tout premier King’s Bounty est sorti…

« Mais ici, comme pour coller aux références citées par les développeurs, ce King’s Bounty II semble avoir été plongé dans une grande marmite de goudron, puis dans une bétonnière pleine de ciment et agrémentée d’un petit coup de peinture couleur « triste ».

Assumé par le studio, ce revirement « tr0 d4rk » et graveleux (« qui contient du gravier », eh oui) nous pousse fatalement à écraser une petite larme sur les couleurs disparues, et à faire une moue polie devant les deux décors qui nous ont été présentés, à savoir une grande étendue montagneuse pleine de roches marrons et de neige blanche ainsi que des cavernes bleutées parfois teintées de rouge. Difficile pour l’ancien de se sentir à la maison »

Ça me rappelle un Games Workshop (étrangement renommé « Warhammer ») près de chez moi où tout est « peint » en noir, gris ou marron. A côté c’est sûr mes Warhound en plomb font flashy…

J’étais enthousiaste en lisant le titre, moins en lisant la news – j’avais adoré King’s Bounty : The Legend à l’époque, et notamment pour son ambiance chatoyante et colorée. Le jeu était amusant, pas mal écrit sans se prendre au sérieux, et mobilisait tout un bestiaire varié et coloré et des personnages hauts en couleur. Ça n’allait pas chercher du côté des grands récits marquants, mais ça avait un charme indéniable, et les maps de taille réduite étaient néanmoins très fun à jouer. Il y avait une vraie progression et pas mal de variété (et le mécanisme de mariage ajoutait encore plein de petits paramètres).

Je ne suis pas du genre à être puriste dans un sens ou l’autre – si la vue à la 3e personne marche, pourquoi pas. Mais j’avoue, le passage à une esthétique sérieuse et poisseuse, ça m’attriste … entre trois RPG qui se prennent très au sérieux, je trouve que ça peut être aussi une qualité de savoir faire léger et drôle et trouver un équilibre pour n’être ni lourd ni ridicule. Enfin bon, si le gameplay assure à côté et qu’ils arrivent à la hauteur de leurs ambitions, pourquoi pas !

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Source: https://www.gamekult.com/jeux/king-s-bounty-ii-3050881091/test.html

King’s Bounty: The Legend, King’s Bounty, King’s Bounty: Armored Princess

World news – FR – Preview : King’s Bounty II manque de couleurs dans son coeur mais a de la tactique à revendre

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