Après un lancement contrarié, Facebook Dating part à la conquête du Vieux Continent. Son succès est limité dans les pays où il a été testé.

Cette fois-ci, c’est la bonne. Huit mois après son lancement avorté suite à des doutes émis par la CNIL irlandaise concernant la gestion des données personnelles de ses utilisateurs, Facebook Dating arrive en Europe aujourd’hui. Ce service de rencontre intégré au réseau social est testé depuis plus d’un an aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Il est disponible dans 32 pays européens, dont la France.

Pas besoin de télécharger une nouvelle application, le service fait partie intégrante du réseau social. Réservé aux plus de 18 ans, Facebook Dating doit être activé par l’utilisateur pour fonctionner. Il apparaît alors dans une section dédiée, et propose un choix de profils en fonction des préférences de l’utilisateur : genre, centres d’intérêt. Les informations partagées sur le compte Facebook sont également mises à profit pour mettre en relation des personnes susceptibles de se plaire.

En revanche, il est impossible de tomber par hasard sur un ami Facebook, puisque ces derniers sont automatiquement exclus des propositions faites par l’application. Il est également possible d’éliminer les amis d’amis de ses suggestions, pour élargir au maximum son horizon romantique.

À l’inverse, la fonctionnalité secret crush permet de sélectionner jusqu’à 9 amis sur Facebook ou sur Instagram pour leur signaler qu’ils ont un admirateur secret. Si le sentiment est partagé, alors les deux profils sont mis en relation via Facebook Dating.

En cas d’attraction mutuelle, les utilisateurs peuvent échanger au sein d’une discussion, mais aussi passer des appels vidéo. Cette dernière fonctionnalité a été intégrée par la plupart des applications de rencontre durant le confinement, pour pallier l’impossibilité de se rencontrer physiquement.

Si Facebook Dating, qui devait être lancé en Europe pour la Saint-Valentin, n’arrive que maintenant, c’est à cause des doutes de la Data Protection Commission (DPC), le gendarme irlandais des données personnelles. Ce dernier a expliqué qu’il n’avait été prévenu que dix jours à l’avance de l’arrivée de ce nouveau produit, un délai trop court pour s’assurer de sa conformité avec le RGPD, le règlement européen qui régule la gestion des données privées. Une perquisition a même été effectuée dans les locaux dublinois de Facebook.

Sur cette question des données personnelles, Facebook se veut rassurant et insiste sur la porosité limitée entre Facebook et Facebook Dating. Il sera ainsi impossible de savoir si un utilisateur a activé ce service de rencontre en consultant son profil Facebook. De plus, il sera possible de cacher certaines informations comme sa ville, sa religion et son métier sur son profil Facebook Dating. Ce dernier pourra également être mis en pause à tout moment, ou définitivement supprimé.

En revanche, des informations circuleront bien entre ces deux instances, notamment pour proposer des profils pertinents aux utilisateurs. Facebook, dont la très grande majorité des revenus provient de la vente de publicités ciblées grâce aux informations personnelles de ses usagers, compte également utiliser l’activité des utilisateurs de Facebook Dating à cet effet. «Nous pouvons utiliser votre activité au sein de Facebook Dating pour personnaliser votre expérience, y compris les publicités que vous voyez sur les produits Facebook», précise le réseau social. Ces produits comprennent les applications Facebook, Messenger et Instagram, ainsi que les appareils Oculus et Portal.

Cela fait plus d’un an que Facebook Dating est disponible pour les millions d’utilisateurs américains de Facebook. Il suffit de quelques clics pour activer cette fonctionnalité, disponible au sein d’une application présente sur la majorité des smartphones. Malgré cela, elle reste peu connue, révèle une étude Piplsay effectuée plusieurs mois après son lancement sur 21 000 Américains. Seul un tiers d’entre eux avaient entendu parler de cette fonctionnalité. Et parmi ceux qui étaient au courant de son existence, seuls 2 sur 10 envisageaient de l’utiliser.

Un désintérêt en partie dû à une méfiance vis-à-vis de Facebook sur le sujet des données personnelles. Moins d’un tiers des personnes sondées font confiance à l’entreprise pour traiter leurs données. De plus, 60% d’entre eux estiment qu’il existe déjà suffisamment d’applications de rencontre.

Tinder, une des plus populaires, n’est d’ailleurs pas inquiète de l’arrivée de ce nouveau concurrent en Europe, qui vise selon lui une cible plus âgée que ses utilisateurs.

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Source: https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/facebook-lance-son-service-de-rencontres-en-europe-20201022

Facebook, Tinder

World news – FR – Facebook lance son service de rencontres en Europe

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