Note d’√©diteur : cette critique ne couvre que la campagne solo de Star Wars: Squadrons. Un autre test s’occupera du multijoueur.

Comme la Force elle-m√™me, la campagne solo de Star Wars : Squadrons est une affaire d’√©quilibre. L’√©quilibre entre le fait de jouer √† la fois la Nouvelle R√©publique et l’Empire, entre les contr√īles arcade et simulation, et entre action fun et spectaculaire et gros morceaux d’exposition. C’est rempli √† ras bord de super r√©f√©rences pour les fans et des nouveaux personnages attachants (m√™me si mal utilis√©s), le tout empaquet√© dans une s√©ries de cockpits pr√™ts √† √™tre pilot√©s sans que les escarmouches ne semblent √©cervel√©es.

Squadrons trouve le point id√©al entre la simplicit√© du ciblage de la s√©rie classique Rogue Squadron et la simulation incroyablement d√©taill√©es d’un Elite : Dangerous. Vous pouvez, la plupart du temps, attraper votre contr√īleur et commencer √† chasser les vaisseaux ennemismais il y a aussi des nuances dans l’ajustement de votre propulsion pour tourner plus vite, dans l’esquive de missiles, dans la gestion de la puissance pour vos moteurs, ou celle de vos armes et de vos boucliers, √† l’instar des bons vieux jeux X-Wing. Ce genre de choses rend le vol bien plus int√©ressant et donne au pilote une chance de briller sans avoir √† litt√©ralement apprendre √† faire voler un vaisseau spatial avant de jouer.

La campagne dure environ 7 heures √† sauter de mission en mission entre deux points de vues se confrontant, avec un Empire en train de s’√©crouler et une Nouvelle R√©publique toute fraiche issue des √©v√©nements suivant Le Retour du Jedi. La mani√®re dont elle tisse ensemble les histoires de deux escouades rivales met en place des sc√©narios int√©ressants, vous laissant parfois pr√©parer des embuscades pour votre autre moiti√© avant de changer de perspective √† la mission suivante et subir les cons√©quences de vos propres actions. C’est tr√®s cool, et le d√©veloppeur Motive Studios prouve √† nouveau qu’il sait int√©grer un jeu sans peine √† l’univers Star Wars.

Cela vient en partie du casting de personnages attachants, qui composent essentiellement vos escouades des deux c√īt√©s du conflit. Que ce soit Shen, l’Imp√©rial bris√© par la guerre, avec son casque d√©glingu√© qu’il ne retire jamais, ou Keo, ex-pilote de course l√©g√®rement sensible √† la Force, du c√īt√© des rebelles, chacun a sa personnalit√© distincte et se montre assez bien √©crit pour briller √† sa fa√ßontellement que j’aurais pu les imaginer tout √† fait √† leur place comme compagnon dans The Old Republic ou Mass Effect.

In fact, j’esp√®re bien qu’ils appara√ģtront dans un RPG un de ces jours, car ils sont sous-exploit√©s ici. On en apprend plus sur eux et leurs histoires presque exclusivement durant des conversations optionnelles dans le hangar entre les missions, ce qui semble souvent maladroit pour des grosses sc√®nes d’exposition cens√©es nous apprendre √† nous conna√ģtre. Ces histoires sont bien √©crites et jou√©es, mais se montrent juste sans cons√©quences sur le d√©roul√© des √©v√©nements dans Squadrons. J’ai toujours appr√©ci√© de les √©couter, mais c’est dommage de pouvoir les passer toutes sans que √ßa ne change quoi que ce soit √† l’histoire principale.

Cette histoire est divertissante cependant, et tourne autour du d√©veloppement d’un nouveau type de vaisseau de guerre par la Nouvelle R√©publique, et de l’intervention de l’Empire pour emp√™cher cette arme d’√™tre mise au point. C’est clairement amusant de bout en bout, mais √ßa ne m’a pas non plus paru m√©morable. Aucun des deux camps n’a vraiment d’impact dans le conflit global, et on vous ne demande pas de faire des choix ou m√™me de remettre en question vos actes, et vos deux escouades rivales ne s’affrontent m√™me jamais directement comme je l’esp√©rais – was, √ßa aurait √©t√© vraiment fascinant. On dirait juste une opportunit√© manqu√©e de cr√©er quelque chose de plus prenant avec ce format de campagne unique, o√Ļ vous vivez les deux c√īt√©s du conflit.

That said, elle offre toutes les bonnes raisons de sauter dans son cockpit et de voler durant des missions tr√®s fun. La plupart des objectifs se r√©sument √† ¬ę vous √™tes dans l’espace et il faut tirer sur x trucs, ¬Ľ (ce qui est un peu ce qu’on attend de faire), mais l’ambiance sc√©naristique pour chacune permet de les diff√©renciersurtout quand vous passer des gentils aux m√©chants √† chaque niveau ou deux. Une mission vous demande de d√©tourner un Star Destroyer, tandis qu’une autre vous voit vous faufiler entre les d√©bris de vaisseaux tout en utilisant de vieux modules de puissance comme champ de mines activables. Les affrontements en eux-m√™mes sont tellement bons qu’on ne s’en lasse jamais, m√™me si j’ai de temps en temps esp√©r√© un peu de vari√©t√© dans les objectifscela aurait √©t√© cool par exemple de voir plus de sc√©narios demandant de piloter dans des zones √©troites ou peut-√™tre plus proche de la surface d’une plan√®te (o√Ļ d’une station spatiale de la taille d’une lune, mais la galaxie n’en a plus sous le coude √† cette √©poque.)

Fortunately, les endroits o√Ļ vous vous rendez effectivement d√©voilent toujours √† quel point Squadrons peut se montrer magnifique. M√™me si les objectifs se montrent similaires, zizaguer entre les n√©buleuses nuageuses ou autour de lunes d√©sagr√©g√©es permet de les diff√©rencier de mani√®re spectaculaire. Les missions sont toujours remplies d’action, mais pr√©f√®re intelligemment commencer calmement, histoire de vous permettre d’admirer les vues splendides qu’elles offrent avec que les turbolaser se mettent √† voler. Ce spectacle est disponible dans les cin√©matiques aussi, qui enterrent fr√©quemment les conversations de hangar optionnelles, en faisant de vagues souvenirs.

Ces paysages et ces sons d√©cadents s’√©tendent aux cockpits aussi, chacun des huit vaisseaux (quatre de chaque c√īt√©) proposant un int√©rieur customis√© et d√©taill√© de mani√®re impressionnante. L’interface est int√©gr√©e dans le tableau de bord du vaisseau, ce qui vous demande un temps d’adaptation pour vous habituer √† chaque nouveau cockpit avant de d√©coller. Je vous promet que c’est plus marrant que √ßa n’en a l’air, gr√Ęce √† l’intuitivit√© du langage visuel √©tabli pour des choses comme le radar, la distribution de la puissance, les contr√īles de la vitesse. Tous ces d√©tails sont g√©niaux et aident beaucoup √† rendre chaque vaisseau unique – for example, le vaisseau de soutien imp√©rial, le TIE Reaper, vous fait vous asseoir √† la gauche du cockpit, qui est con√ßu pour deux personnes, ce qui au d√©but a provoqu√© quelques collisions avec les objets √† ma droite le temps que je m’habitue au fait que ma vue n’√©tait pas centr√©e.

Et si les quatre classes de vaisseauChasseur, Intercepteur, Bombardier et Soutiensont √©quivalente entre l’Empire et la Nouvelle R√©publique, chaque faction poss√®de ses petits atouts qui vont au del√† de la diff√©rence cosm√©tique. La plus grande est que le TIE Fighter, l’Intercepteur et le Bombardier n’ont aucune r√©g√©n√©ration de bouclier du tout, mais compensent avec une coque plus r√©sistante et une plus grande agilit√© que n’a pas la flotte de la Nouvelle R√©publique derri√®re ses boucliers. Chaque vaisseau a des armes, une coque, des boucliers et des options de moteur diff√©rents pour vraiment les diff√©rencier, bien que ce que vous pouvez choisir ou non d√©pend de la mission en cours.

Il n’y a pas de progression ou de choses √† d√©bloquer durant la campagne√ßa, c’est pour le multijoueurmais c’est toujours bien d’avoir les r√™nes doucement pris en main avec de plus en plus d’option √† disposition. Modifier son √©quipement peut avoir des cons√©quences importantes sur les performances de votre vaisseau et la difficult√© normale permet de pleinement exp√©rimenter sans devenir un jeu d’enfant. Ce qui veut dire le rejouabilit√© n’est pas tr√®s pouss√©e si ce n’est pour essayer des difficult√©s plus √©lev√©es ou des configurations diff√©rentes pour s’amuser, cependant chaque mission propose aussi des objectifs de type succ√®s √† atteindreil y en a toujours pour ne pas √™tre mort en mission, ou pour le temps pris pour la terminer, et encore deux pour des objectifs de milieu de mission qui peuvent apporter une touche de challenge (mais pas trop non plus).

Squadrons est aussi totalement compatible VR sur PC et PS4, ainsi qu’avec un Joystick avec manette de gaz pour toutes les plateformes, ce qui est tr√®s impressionnant. J’ai utilis√© l’Oculus Quest avec un c√Ęble de liaison au PC, et mis √† part le fait d’avoir √† regarder les cin√©matiques en 2D (probablement √† cause de la mise en sc√®ne des passages dans le hangar) c’est juste une mani√®re ph√©nom√©nale de jouer. Vous pouvez profiter de chaque d√©tail de l’int√©rieur des vaisseaux, suivre les ennemis avec votre t√™te et vous esbaudir devant l’espace qui vous entoure. Le fait que vous puissiez jouer tout le jeu en VR est juste incroyable, ce qui le place comme l’un des meilleurs jeux VR disponibles actuellement.

Ajoutez le combo Joystick/gaz (HOTAS) et c’est encore plus fou, et j’ai failli ne jamais revenir au contr√īleur. Cela parait clich√©, mais l’immersion d’appuyez sur les gaz et de secouer le joystick pour naviguer entre les d√©bris d’un Star Destroyer est √† couper le souffle. J’ai pu essayer trois joystick normaux pour PC avec diff√©rents r√©sultats : le Logitech Extreme 3D Pro, le ThrustMaster T.Flight HOTAS 4, et le Hori HOTAS Flight Stick (les deux derniers nous ayant √©t√© fournis par le fabriquant pour ce test). Quelque soit votre choix, vous aurez probablement √† customiser un peu les contr√īles, mais Squadrons vous facilitera la t√Ęche.

Utiliser le T.Flight c’est montr√© superbe pour cela, avec suffisamment de bouton pour confortablement programmer tout ce qui est importantSquadrons ne demande pas autant de contr√īles qu’un simulateur comme Elite : Dangerous -, sans oublier la compatibilit√© PS4 et Xbox One, selon le mod√®le. J’ai aussi appr√©ci√© que les gaz se bloquent sur la position centrale, ce qui est important dans Squadrons car cela vous permet de tourner plus vite. L’Extreme 3D Pro a des options aussi solides, mais son petit bouton pour les gaz et sa configurations de boutons ne me l’ont pas rendu ergonomique. Le Hori HOTAS en revanche, n’a pas l’air du tout pr√©vu pour Squadrons. Il n’est pas assez maniable pour le vol spatial et trop de commandes sont configur√©es avec des doubles pressions de boutons apparemment con√ßues pour Ace Combat 7 (ce qui est un peu le cas). To be honest, c’est un stick pr√©vu de base pour PS4, et il a m√™me √©t√© consid√©r√© comme un gamepad par mon PC, donc il faudra que je r√©essaye sur PS4 apr√®s le test.

Finally, pour ceux qui veulent r√©pliquer leur r√™ves de Star Wars selon leurs propres d√©sirs, vous pouvez aussi customiser √† loisir les √©l√©ments de l’interface, les afficher ou non, pour choisir entre ce que vous voyez de vos propres yeux, ou les indications sur le tableaux de bord. Ce sont des touches comme celle-cien plus d’un grande vari√©t√© d’options d’accessibilit√©qui font de Squadrons un peu plus qu’un jeu de dogfight vite fait bien fait sur le th√®me de Star Wars, et qu’il aurait facilement pu devenir.

Les missions de la campagne solo de Star Wars: Squadrons sont un r√©gal pour les yeux et les oreilles des fans Star Wars, surtout en VR. Son combat spatial immersif maintient un bon √©quilibre de contr√īles arcade accessibles et de nuances issues de m√©caniques simulationniste, qui s’int√®grent dans un des cockpits et des vaisseaux √©tonnamment d√©taill√©s pour la plus authentique des exp√©riences depuis les l√©gendaires jeux de LucasArts X-Wing et TIE Fighter dans les ann√©es 90. Star Wars: Squadrons ne cr√©√© rien de vraiment m√©morable avec ses charmants personnages et ses escouades de rivaux int√©ressants, mais la campagne raconte tout de m√™me une histoire divertissante qui m’a plu quelque soit le cockpit dans lequel j’√©tais assis.

Source: https://fr.ign.com/star-wars-squadrons/51205/review/star-wars-squadrons-le-test-de-la-campagne-solo

Electronic Arts, Star Wars, Star Wars: TIE Fighter

World news – FR – Star Wars Squadrons : the test of the single player campaign

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