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Plantes et végétaux

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Coralie Lemke

the 08.09.2020 à 11h04

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Les plantes pourraient contribuer à retrouver un corps disparu dans la nature. A condition de réussir à les faire parler.

Elles étaient là, sur la scène de crime, mais elles restaient désespérément muettes. However, grâce à de nouvelles techniques de criminologie, les plantes pourraient bien se mettre à parler. Indeed, la végétation au sens large constitue une aide précieuse pour retrouver des cadavres perdus, selon une récente étude publiée dans le journal spécialisé Trends in plant science.

Détectives, policiers, chiens, volontaires pour des battueset bientôt, des botanistes ? La présence des spécialistes des plantes dans le cadre d’enquêtes n’est pas si saugrenu que cela. Car eux seuls peuvent faire parler la végétation afin de repérer un cadavre disparu depuis longtemps. Until now, les plantes et la canopée des arbres constituaient plutôt des obstacles pour retrouver les corps de personnes disparues, empêchant de voir des indices sur le sol. Quand on sait que les forêts recouvrent environ 31% (is 4 millions d’hectares) de la masse terrestre de la planète, mieux vaut s’en faire des amies. D’autant que les battues, photographies aériennes ou les recherches avec des chiens sont parfois impossibles, non concluantes ou que l’endroit à examiner se trouve sur une zone de conflit.

L’équipe de recherche explique que la décomposition humaine entraîne des changements chimiques inévitables et prévisibles autour du corps du défunt. “L’écosystème autour du corps en décomposition porte le nom d’îlot de décomposition. Les composants chimiques et les microbes issus d’humaines en décomposition, ce qu’on appelle lenécrobiome”, altèrent la composition chimique des sols et le microbiome. Il s’ensuit des changements dans l’environnement entourant les racines des plantes (la rhizosphère). Ils pourraient entraîner des changements de composition des feuilles des plantes, qui pourraient être détectés à distance”, expliquent les chercheurs. “Les plantes invasives ont souvent un système étendu de racines et peuvent rapidement répondre à un changement d’environnement.

De précédentes recherches montraient déjà qu’un corps fournissait 17 of 18 éléments nécessaires à la croissance des plantes. This time, l’équipe de chercheurs propose de se concentrer sur des éléments plus précis, à l’instar de l’azote, libéré par la dégradation du corps dans les sols, en particulier en été, lorsque la décomposition des corps se déroule en quelques semaines. “In the USA, un humain de taille moyenne contient environ 2,6 kilogrammes d’azote, dont une grande partie sera convertie en ammonium pendant la décomposition. En prenant l’exemple d’un îlot de décomposition d’une taille d’environ trois mètres carrés, la quantité d’azote ajoutée à la rhizosphère est environ 50 fois plus importante que le taux recommandé pour fertiliser les arbustes et les arbres dans un jardin.L’azote contribuerait àverdirla végétation, dans la mesure où il est associé à une augmentation de la chlorophylle, le pigment vert des plantes qui se développe grâce à la photosynthèse. Un des paramètres de recherche serait de se mettre en quête, grâce à un drone, d’endroits où la végétation est particulièrement luxuriante, particulièrement verte ou où la lumière se reflète différemment sur les feuilles. Mais cela ne suffit pas à déterminer à quel endroit il faudrait creuser pour retrouver un cadavre.

Reste à savoir comment distinguer un îlot de décomposition particulièrement vert causé par la mort d’un animal de celle d’un humain. Les gros animaux, comme les cerfs ou les sangliers, ne manquent pas en forêt. Dans l’idéal, la police scientifique devrait pouvoir identifier une anomalie dans la végétation due aux animaux avant de creuser dans la terre afin de ne pas perturber le bon déroulement de l’enquête. “For the time being, on ne sait pas exactement différencier l’un de l’autre. Dans l’Est des Etats-Unis et en France, il y a peu de mammifères grands et sauvages dont le poids est proche de celui des humains. Mais le meilleur indicateur reste les nutriments détectés dans les plantes aux alentours”, explique Neal Stewart Jr, l’auteur principal de l’étude à Sciences et Avenir. L’étude avance que le régime alimentaire humain se différencie de celui des animaux dans le mesure où il comprend des traces de médicaments ou de conservateurs alimentaires. Ces différences seraient observables dans la végétation autour d’un corps. Les parois cellulaires des feuilles sont constituées de lignine, un composant chimique très fluorescent. La lignine est fabriquée à partir d’acides aminés transportés dans les feuilles à partir de ces racines. Les acides aminés des humains pourraient donc transiter des racines, proches du corps, jusqu’aux feuilles. Ils seraient ensuite détectés grâce à la fluorescence des feuilles. L’équipe espère pouvoir, in the long term, distinguer plusieurs types de fluorescence selon le composant chimique recherché. Chaque fluorescence aurait sasignaturetypique qu’il suffirait de déceler.

Une gaillarde photographiée par le photographe Craig Burrows sous un éclairage exclusivement UV dans le cadre d’un projet artistique. Photo credit : Craig Burrows.

For that, il faut regarder la végétation par le dessus à l’aide de drones. “Traditionnellement, la fluorescence n’est pas utilisée pour observer les plantes dans les airs. Les techniques hyperspectrales sont utilisées dans la photographie par fluorescence d’ultraviolets : il s’agit d’utiliser une lampe à ultraviolets pour faire apparaître des traces fluorescentes. Une technique déjà utilisée sur les scènes de crimemais pas avec des plantes”, explique Stewart Neal Jr. Dans son laboratoire, il a construit un prototype d’instrument capable de faire une imagerie de la fluorescence des plantes. Il se compose d’un drone auquel sont fixés plusieurs lasers. Tandis que la lumière du laser serait absorbée par les plantes, un détecteur capte un certain pourcentage de fluorescence. Les endroits particulièrement fluorescents pourraient alors indiquer qu’un corps se trouve sous la canopée des arbres.

Comme dans toute enquête, le profil de la personne disparue est crucial. Quelles étaient ses habitudes ? Quelle était sa consommation d’alcool ou de stupéfiants ? Imaginons que la personne recherchée fumait beaucoup. Celle-ci pourrait avoir un profil chimique qui déclencherait une réponse spécifique des plantes autour du corps enseveli. Le cadmium, for example, est un élément chimique qui forme des complexes avec des acides aminés naturels. Il peut être retrouvé en grande concentration chez les fumeurs de cigarettes. Le cadmium est aussi rapidement absorbé par les plantes et affecte les cellules qui contiennent de la chlorophylle. Les botanistes pourraient alors partir à la recherche d’une fluorescence provoquée par cet acide aminé en particulier.

Les différentes étapes pour détecter un cadavre avec les plantes : 1. Décomposition et nécrobiome. 2. Modifications dans le sol. 3. Microbiome du sol. 4. Composition de la plante et métabolome. 5. Signature spectrale. 6. Détection par le drone. 7. Détection du corps. Photo credit : Trends in plant science

Certaines plantes ont déjà une importance capitale pour en savoir plus sur le décès d’une personne disparue. Il ne s’agit cette fois pas de disparitions en forêt mais des cas de noyade en eau douce. “Si l’on trouve des algues appelées diatomées dans tous les organes, l’on sait que l’individu est mort noyé. S’il n’y en a que dans les poumons, il est probablement mort d’hydrocution, et s’il n’y en a pas, c’est qu’il est décédé avant d’avoir été immergé”, expliquait le commandant Dourel à Sciences et Avenir lors d’un reportage à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRGCN).

Les insectes peuvent, them, aider à dater le cadavre une fois retrouvé. “Dater les corps avec ces petites bêtes remonte à 1850. Si le médecin légiste peut dater la mort à quelques jours près, l’entomologiste légal peut remonter jusqu’à huit mois”, poursuit le commandant Dourel. À chaque phase de décomposition du corps, la destruction des cellules dégage des odeurs qui attirent un type d’insectes nécrophages : d’abord des mouches vertes, puis des coléoptères. “Les femelles vont pondre des œufs sur le corps et la descendance le mangera jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le squelette”, détaille l’expert. En conditions expérimentales, un cochon mort, pesant 25 kg et laissé dans une cage, aura des mouches vertes sur son corps au bout de deux jours, des centaines de larves au bout de 11 jours et 13 jours après.

For the time being, impossible de détecter un corps décédé en pleine nature grâce à la végétation. Ces techniques ne sont pas encore utilisées par la gendarmerie scientifique ou les médecins légistes. Beaucoup de points doivent encore être précisés, comme le délai exact nécessaire entre la décomposition du corps et un changement visible dans la végétation aux alentours. “Je pense que quelques semaines sont nécessaires avant de pouvoir observer un changement dans les plantes. Mais nous espérons pouvoir mettre le doigt sur un paramètre qui ne nécessiterait que quelques jours avant de pouvoir être observable. So, nous pourrions entrer en action relativement tôt dans l’enquête”, conclut Neal Stewart Jr. Si les techniques s’améliorent avec le temps, les botanistes pourraient bien, eux aussi, avoir un rôle d’expert à jouer dans les enquêtes.

Elles étaient là, sur la scène de crime, mais elles restaient désespérément muettes. However, grâce à de nouvelles techniques de criminologie, les plantes pourraient bien se mettre à parler. Indeed, la végétation au sens large constitue une aide précieuse pour retrouver des cadavres perdus, selon une récente étude publiée dans le journal spécialisé Trends in plant science.

Détectives, policiers, chiens, volontaires pour des battueset bientôt, des botanistes ? La présence des spécialistes des plantes dans le cadre d’enquêtes n’est pas si saugrenu que cela. Car eux seuls peuvent faire parler la végétation afin de repérer un cadavre disparu depuis longtemps. Until now, les plantes et la canopée des arbres constituaient plutôt des obstacles pour retrouver les corps de personnes disparues, empêchant de voir des indices sur le sol. Quand on sait que les forêts recouvrent environ 31% (is 4 millions d’hectares) de la masse terrestre de la planète, mieux vaut s’en faire des amies. D’autant que les battues, photographies aériennes ou les recherches avec des chiens sont parfois impossibles, non concluantes ou que l’endroit à examiner se trouve sur une zone de conflit.

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De précédentes recherches montraient déjà qu’un corps fournissait 17 of 18 éléments nécessaires à la croissance des plantes.

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Source: https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/criminologie-les-plantes-pourraient-aider-a-retrouver-des-cadavres-disparus_147194

Cadaver, Decomposition

World news – FR – Criminology : how plants could help find corpses in the wild

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